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Sports comportant des risques : une hausse des primes d’assurance qui inquiète

Un cycliste en vélo de montagne dans une forêt.

Un cycliste roule dans un sentier au Centre de vélo de montagne Le Panoramique, à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Ainhoa Ibarrola

Radio-Canada

Les adeptes d’activités sportives n’ont jamais été aussi nombreux que depuis la pandémie. Et pourtant, certains propriétaires de centres de sports qui comportent des risques sont inquiets. Le prix des assurances a fortement augmenté pour certains secteurs en particulier, comme l’escalade.

Louis-Philippe Pineault, président du centre d'escalade Beta Crux à Chicoutimi, en témoigne. Seulement pour les assurances, on paie aujourd’hui cinq fois plus que ce qu’on payait, lorsqu’on a commencé nos opérations en 2017, souligne-t-il.

Alors que les frais d’assurances représentent environ 10 % du chiffre d’affaires global de l’entreprise, Louis-Philippe Pineault a de quoi être inquiet.

Un homme regarde dans un cartable, dans une église convertie en centre d'escalade.

Louis-Philippe Pineault, président du centre d'escalade Beta Crux

Photo : Radio-Canada / Ainhoa Ibarrola

« Ce qui nous préoccupe, c'est de savoir si les primes vont continuer à augmenter. Est-ce que ça va être de plus en plus difficile de trouver un assureur qui désire couvrir le risque? »

— Une citation de  Louis-Philippe Pineault, président du centre d'escalade Beta Crux

Les renouvellements, qui tombent chaque fin d’année, sont de plus en plus longs et compliqués. Et pour cause, le nombre d’assureurs prêts à signer dans le domaine du sport est de plus en plus restreint.

Une décharge de responsabilité

Au centre de vélo de montagne Le Panoramique, à Chicoutimi, c'est le même constat. Les primes ne cessent d’augmenter. Pour limiter cette hausse, on demande désormais aux utilisateurs de signer un formulaire de décharge de responsabilité au moment de leur inscription.

Un abri à tables à pique-nique près d'une route en gravier.

Le départ des sentiers du Centre de vélo de montagne Le Panoramique.

Photo : Radio-Canada / Ainhoa Ibarrola

Il s’agit d’une manière de maintenir les primes à un tarif plus ou moins raisonnable, selon Vincent Desautels, membre du conseil d’administration de Vélo Saguenay, l’organisme responsable de promouvoir et développer les sentiers du centre de vélo de montagne.

C’est un document qui stipule que l’utilisateur reconnaît qu’en vélo de montagne, il y a des dangers, des risques de blessures, des risques qui peuvent même être mortels. Ça peut arriver, des accidents comme ça. Nous, ça nous assure que les gens comprennent bien qu’il y a des risques. Et au niveau des assurances, c’est un peu plus facile.

Un homme sourit devant l'affiche d'un sentier.

Vincent Desautels, membre du conseil d’administration de Vélo Saguenay

Photo : Radio-Canada / Ainhoa Ibarrola

En plus de l’escalade et du vélo de montagne, l’augmentation des assurances touche de nombreux autres sports, tels que les activités nautiques, le ski, l’équitation ou encore la randonnée pédestre.

Un texte d’Ainhoa Ibarrola

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