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Wall Street accueille bien la hausse du taux directeur de la Fed

La bourse de Wall Street.

« Que ce soit clair, nous ne sommes pas en train d'essayer d'induire une récession », a dit le président de la Fed, Jerome Powell, après la hausse du taux directeur (archives).

Photo : Associated Press / Courtney Crow

Agence France-Presse

La Bourse de New York a accueilli avec soulagement la détermination de la Réserve fédérale américaine (Fed) à juguler l'inflation en relevant fortement ses taux directeurs mercredi.

Selon des résultats définitifs, l'indice Dow Jones a progressé de 1,00 % à 30.668,53 points, le S&P 500 a gagné 1,46 % à 3.789,99 points, et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a grimpé de 2,50 % à 11.099,15 points.

À l'issue de son comité monétaire, la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage, pour les fixer dans une fourchette comprise entre 1,50 et 1,75 %. C'est le plus fort tour de vis monétaire depuis 1994.

La Fed a souligné le sérieux de sa mission avec sa première hausse de taux de 75 points de base depuis 1994, en agissant rapidement en prévision d'une accélération de l'inflation, a commenté Chris Low, économiste en chef de FHN Financial.

Pour la première fois depuis des années, la Fed tente d'inverser l'inflation qui est déjà bien au-dessus de son objectif, a ajouté l'analyste.

Pour Peter Cardillo de Spartan Capital, la Fed a parlé fermement et le marché a aimé ça. Même si le marché baissier va continuer pendant un moment, il a réagi de manière favorable et les rendements obligataires ont baissé après la forte hausse du début de semaine, a souligné l'analyste.

Jerome Powell, le président de la Fed, a souligné dans sa conférence de presse que l'économie était encore forte et qu'il pensait parvenir à un atterrissage en douceur en réduisant le bilan de la Fed et en relevant les taux, a ajouté M. Cardillo.

Des inquiétudes subsistent

Personnellement, j'en doute, je pense qu'on se dirige vers un atterrissage moyennement brutal, a estimé l'analyste, évoquant le ralentissement de l'économie recherché par les autorités monétaires pour calmer la hausse des prix.

L'inflation culmine à 8,6 % sur un an aux États-Unis et Jerome Powell a assuré que la Banque centrale était déterminée à ramener l'inflation autour de l'objectif de 2 %.

Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, croit aussi qu'il sera difficile d'orchestrer un atterrissage en douceur, c'est-à-dire éviter une récession ou une augmentation du chômage.

Mais le marché a apprécié, selon lui, le fait que la Fed reste ouverte à relever les taux de 50 points de base ou bien de 75 points à la prochaine réunion de juillet. Cette option est bienvenue, car le marché craint que la Fed n'en fasse trop.

Les rendements des emprunts d'États américains à 10 ans, qui évoluent en sens opposé de leur cours, ont réagi favorablement, se détendant à 3,29 % contre 3,47 % la veille, ce qui était un sommet depuis 2011.

Le dollar s'est légèrement affaibli après une envolée mardi. Le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d'autres monnaies, se repliait de 0,77 % à 104,70 points. Il valait 1,0453 dollars pour un euro (-0,34 %).

De son côté, fait extrêmement rare, la Banque centrale européenne (BCE) avait tenu plus tôt une réunion d'urgence afin de calmer les tensions sur les différentiels de taux d'emprunts entre les pays de la zone euro.

Wall Street réagit

Les indicateurs du jour ont continué de refléter une économie américaine choquée par la hausse des prix et handicapée par les goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement.

À l'inverse des attentes des analystes, les ventes au détail aux États-Unis ont baissé en mai de 0,3 %, alors que le pouvoir d'achat des consommateurs est fortement diminué.

Quant à l'activité manufacturière de la région de New York, mesurée par l'indice Empire State de la Fed, elle est restée en contraction en juin.

Les investisseurs ont fui les cryptomonnaies et le bitcoin, actif risqué, qui glissait à 21,566 dollars (-1,82 %).

Tous les secteurs du S&P 500, sauf l'énergie, ont repris des couleurs, les dépenses de consommation dispensables en tête (+3,02 %), suivies des secteurs de la communication (+2,36 %) et de l'immobilier (+2,33 %).

Nombre de titres, notamment dans la distribution, qui avaient beaucoup chuté en début de semaine, ont rebondi fortement comme le vendeur de voitures en ligne Carvana (+16,78 %) ou celui de nourriture pour animaux Chewy (+8,10 %). Le loueur de voitures Hertz, qui a annoncé un rachat de ses propres actions pour deux milliards de dollars américains, a grimpé de 5,05 % tandis qu'Avis, à la veille des départs en vacances, a accéléré de 7,94 %.

Le fabricant de vaccins Moderna a été salué (+5,73 % à 128,53 dollars) après qu'une étape cruciale a été franchie vers la vaccination des nourrissons et des tout-petits contre la COVID-19, avec la recommandation favorable d'experts pour l'autorisation de son sérum ainsi que de celui de Pfizer (+1,23 % à 48,51 dollars).

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