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Des sculptures suspendues pour raconter l’histoire des Plaines

Sculpture de carton représentant deux hommes assis à terre.

Les généraux Louis-Joseph de Montcalm et James Wolfe.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Tifa Bourjouane

Avec du carton, du plâtre et beaucoup de poésie, l’artiste sculpteur Jérôme Trudelle donne vie à des personnages qui ont marqué l’histoire des plaines d’Abraham.

Dans l'exposition Aeria, il montre sous un jour touchant 8 protagonistes connus ou moins connus de Québec, qui ont vécu entre le 17e et le 20e siècle.

Il s'agit notamment des généraux Montcalm et Wolfe ou encore de Marguerite, épouse d'Abraham Martin qui a donné son nom aux plaines. Il y a aussi la Corriveau.

Sculpture suspendue d'une femme qui agrippe un barreau de prison devant ses enfants.

La Corriveau est montrée avec ses trois enfants avant son exécution.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

« La Corriveau, on la connaît surtout comme une sorcière, une tueuse de mari. Moi j'ai montré le côté vulnérable, le côté humain en la représentant avec ses trois enfants qui regardent leur mère emprisonnée. »

— Une citation de  Jérôme Trudelle
Portrait d'un jeune homme devant une de ses oeuvres.

Jérôme Trudelle, artiste sculpteur.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

L'artiste de 27 ans originaire de Boischatel utilise des matériaux du quotidien auxquels il insuffle légèreté et transparence. Il livre une vision en trois dimensions pour favoriser l'immersion dans ses univers.

Les outils numériques au service de l'art

Il a utilisé la photogrammétrie. Ce procédé permet de recréer une version tridimensionnelle d'un sujet à partir de milliers de photographies. Elles sont prises par des caméras qui pivotent autour des modèles humains en costume d'époque avec lesquels l'artiste a travaillé.

Un homme est photographié par une machine qui pivote autour de lui.

La photogrammétrie permet de prendre des photographies du sujet sous différents angles.

Photo : Commission des champs de bataille nationaux

Les images sont imprimées par couches successives sur du carton, autant de pièces qu'il faudra ensuite assembler comme un casse-tête. Chaque personnage que vous voyez, c'est environ de 300 à 1000 morceaux, indique le sculpteur.

Des sculptures de carton.

Les pièces assemblées forment les personnages et les scènes imaginés par Jérôme Trudelle.

Photo : Commission des champs de bataille nationaux

Aeria est né d'une volonté du Musée des plaines d'Abraham de montrer l'histoire différemment, grâce aux mises en scène imaginées par l'artiste. Mettre l'art au service de l'histoire, on trouvait ça vraiment formidable, explique le directeur des affaires muséales, Stéphane Roy.

Salle d'exposition du Musée des Plaines d'Abraham.

L'exposition Aeria.

Photo : Commission des champs de bataille nationaux

C'est la quatrième exposition en solo pour M. Trudelle qui chemine depuis 10 ans dans le monde de l'art. Elle est ouverte au Musée des plaines d'Abraham jusqu'en 2023.

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