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142 personnes perdent leur emploi à l’usine de cannabis d’Atholville au N.-B.

Une employée d’Hexo examine des plants de cannabis dans une usine.

Une employée d’Hexo examine des plants de cannabis dans une usine de l’entreprise.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le producteur de cannabis Hexo élimine 142 emplois à son usine d’Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick, confirme le maire du village, Jean-Guy Levesque. Il s’agit de l’ancienne usine de Zenabis.

Au total, 250 personnes travaillent actuellement dans cette usine, selon le maire.

Une gestionnaire d'Hexo l'a informé mercredi de cette décision. L'objectif, selon l'entreprise, est de simplifier les processus et réduire les dépenses opérationnelles.

« Ils s'aperçoivent que la demande n’est pas aussi forte qu'il le pensait donc ils sont pris avec des entreprises qui, oui sont productives et rentables, mais le problème c’est qu’ils sont en surproduction et ils doivent réduire la production et le coût de l’opération.  »

— Une citation de  Jean-Guy Levesque, maire d'Atholville
Le maire d'Atholville, Jean-Guy Levesque.

Le maire d'Atholville, Jean-Guy Levesque (archives)

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Les employés touchés par ces mises à pied ont été informés de la décision mercredi matin.

Ils vont recevoir une prime de départ de quelques semaines de salaires , indique le maire.

Aux 108 employés restants, qui se demandent si ce sera bientôt leur tour, le maire répond : on n'a aucune indication à ce niveau-là .

L'usine d'Hexo, à Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick.

L'usine d'Hexo, à Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Hexo, une entreprise dont le siège social est à Ottawa, avait acheté son compétiteur Zenabis en 2021, dans une transaction estimée à 235 millions de dollars.

L'ancien pdg d’Hexo Sébastien St-Louis évoquait au printemps 2021 une restructuration, mais affirmait que l’usine d’Atholville, qui employait alors 380 personnes, garderait sa place.

En novembre 2021, Hexo annonçait la fermeture de trois usines récemment acquises, dont celle de Stellarton, en Nouvelle-Écosse. Le tout signifiait la perte de 155 emplois.

Un autre coup dur pour le Nord

C’est énorme. Vous savez toutes les entreprises chez nous qui partent, qui ferment, de deux ou trois ou quatre personnes, ça nous fait un pincement au cœur. Ici on a une entreprise avec 250 employés, déplore le maire.

« C’est sûr que ça va être extrêmement difficile pour la région. Mais on est des gens forts au Restigouche. On va se lever la tête. »

— Une citation de  Jean-Guy Levesque, maire d'Atholville

La région d’Atholville s’est beaucoup développée autour de cette importante usine de production de cannabis. Avec l'usine AV Cell, il s’agit du plus important employeur de la région.

La majorité d’eux autres ce sont des pères de famille, c’est ça qui m’attriste le plus, mais c’est aussi des gens qui ont suivi une formation pour travailler à cette usine-là. Donc ils ont consacré beaucoup de leur temps et tout à coup ils perdent leur emploi, se désole le maire.

Zenabis, la bouffée d’oxygène

À l’été 2017, après plusieurs années d’efforts, Zenabis avait obtenu un permis pour ouvrir à Atholville une usine de production de marijuana à des fins médicinales. C’était avant la légalisation du cannabis, en octobre 2018, au Canada.

L’arrivée du producteur de cannabis dans le Restigouche avait été accueillie comme une bouffée d’oxygène par la communauté.

En 2018, un an après son ouverture, l’usine d’Atholville employait 145 personnes. Un an plus tard, Zenabis employait 360 personnes et visait une main-d'œuvre de 400 employés.

Le maire d’Atholville Michel Soucy

L'ancien maire d’Atholville Michel Soucy était en poste lors de l'ouverture de l'usine de Zenabis, en 2017.

Photo : Radio-Canada / Genevieve Normand

Le maire de l'époque, Michel Soucy, est sous le choc d'apprendre que l'usine subit des compressions majeures.

Je regarde le stationnement et je vois qu'il n'y a presque pas d'autos dans la cour. C'est un choc, dit-il mercredi après-midi.

« C'est l'impact au niveau de la région. J'ai beaucoup de peine pour les gens qui ont perdu les emplois et les familles. On fait tout le temps ça en disant qu'on peut avoir un avenir meilleur pour les gens qui y travaillent et leur région, mais 140 emplois ça frappe. »

— Une citation de  Michel Soucy, ancien maire d'Atholville

Michel Soucy et Jean-Guy Levesque espèrent tous deux que cette décision d'Hexo n'est que temporaire et que les emplois pourraient revenir lorsque la situation se stabilise.

On a un petit espoir qu'un jour ils vont voir le côté d'efficacité de l'usine ici, et peut-être qu'ils vont rappeler les gens. Mais ça c'est des espoirs dans l'air du temps, dit Jean-Guy Levesque.

Perte de 450 emplois au pays et fermeture d'une usine en Ontario

Le producteur de cannabis Hexo a indiqué que son plan de restructuration pour alléger sa structure et réduire ses coûts comprenait la suppression de 450 emplois.

Dans des documents financiers, la société québécoise a indiqué que cette réduction de personnel se traduirait par des économies annuelles de 30,6 millions $.

Le document indique que la société fermera une installation de traitement et de fabrication à Belleville, en Ontario, d'ici la fin juillet.

Hexo a affiché une perte d'environ 147 millions $ pour son troisième trimestre, ce qui se comparait à une perte de 21 millions $ pour la même période un an plus tôt.

Avec les informations de La Presse canadienne

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