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Réforme municipale au N.-B. : quel sera le sort des employés municipaux?

Il n’y aurait pas de perte d’emploi pour le moment.

Un homme souriant à la caméra

Yvon Godin, président de l'Association francophone des municipalités du N.-B.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Après les territoires et les nouveaux noms, les responsables de la réforme de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick se pencheront bientôt sur le sort réservé aux employés municipaux. Pour l’instant, il n’y aura pas de perte d’emploi, mais on doit s’attendre à une redistribution des tâches dans les nouvelles municipalités.

On sait déjà que 19 des 77 entités devront se dénicher un directeur général d’ici le 1e septembre. Une firme indépendante embauchée par le gouvernement Higgs doit s’occuper du recrutement, mais les nouvelles municipalités auront leur mot à dire dans cette sélection.

Il reste maintenant à déterminer le sort des autres employés municipaux affectés aux divers services publics. Certains ont des postes contractuels, d’autres sont représentés par un syndicat.

La redéfinition des tâches de tout ce personnel risque de causer certains maux de tête aux nouvelles municipalités.

« Le ministre [de la Réforme de la gouvernance locale] Daniel Allain nous a dit que tous les employés conserveraient un poste et qu’il n’y aurait pas de mise à pied. Mais on ne peut pas aller plus loin pour le moment. Ça veut dire que les nouvelles entités devront redéfinir ces postes. Ça crée certaines inquiétudes et des incertitudes. »

— Une citation de  Yvon Godin, président de l'Association francophone des municipalités du N.-B.

Vicky Lutes, porte-parole au ministère des Gouvernements locaux, indique que le ministère travaille avec des conseillers en ressources humaines externes afin de faciliter le processus.

Bien que les fonctions des employés municipaux puissent changer, les facilitateurs de la transition et leurs équipes feront tout ce qui est raisonnable pour s’assurer que le personnel actuel ait un rôle à jouer au sein de l’organisation, a-t-elle précisé par courriel.

Des discussions sur le fonctionnement opérationnel de ces nouvelles municipalités sont toujours en cours avec le ministre des Gouvernements locaux, ajoute le président de l'Association francophone des municipalités, Yvon Godin. Une rencontre doit avoir lieu à Saint-Jean la semaine prochaine.

Un directeur général solide

La question du choix des directeurs généraux interpelle également Yvon Godin. Il affirme que plusieurs nouvelles municipalités, dont Rivière-du-Nord qui comprend Bertrand, Maisonnette, Saint-Léolin et Grande-Anse, devront trouver un nouveau directeur général.

S’il dit respecter le processus d’embauche instauré par la province, il prévient qu’il est nécessaire d’engager quelqu’un de solide, car il aura à mener à bien les dossiers des nouvelles municipalités.

Peu importe qui seront les maires de ces entités, ils devront travailler avec une personne d’expérience. Ça va alors prendre un directeur général solide. La gestion de ces nouvelles municipalités va demander tellement d’heures que ça ne serait pas pratique de former un directeur général inexpérimenté , estime Yvon Godin.

Dans certaines nouvelles municipalités, il y aura, par exemple, deux personnes qui occupaient le poste de directeur général dans deux anciennes municipalités désormais fusionnées. L'une de ces personnes pourra donc accepter le poste de directeur général adjoint, ou offrir disponibilité à d’autres municipalités. Cette situation peut ouvrir la porte à du maraudage, craint Yvon Godin.

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