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Spectre d’une récession : devriez-vous être inquiets?

Une femme au travail affiche des problèmes de santé mentale.

Les hausses successives des taux d'intérêt peuvent inquiéter des propriétaires.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'état de l'économie préoccupe plusieurs Canadiens ces jours-ci, mais des experts mettent en garde contre la panique.

Le conseiller en placements chez Benchmark à Moncton Marc Lalonde comprend que plusieurs personnes peuvent être inquiètes lorsqu’elles entendent parler dans les médias de crise financière et de récession.

Si on regarde l’historique des choses, ça a tendance à revenir, alors pas de panique. Et si vous êtes un jeune investisseur, vous pouvez être encore plus agressif. Présentement c’est une aubaine, vous pourriez être heureux, car vous pouvez acheter votre petite maison que vous allez payer sur 20-30 ans moins cher que ça vous aurait coûté six mois passés, explique M. Lalonde en entrevue à La matinale.

Le pays n’est pas dans la pire des situations, rappelle-t-il. Plusieurs provinces, dont l’Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador tirent profit des hausses des prix du pétrole.

« Là où l’on est vulnérables, ce sont les valeurs immobilières. »

— Une citation de  Marc Lalonde, conseiller en placements chez Benchmark

Des signes de ralentissement

Le marché immobilier, après avoir atteint des sommets, montre des signes de ralentissement. Marc Lalonde et d’autres experts surveillent de près l’augmentation possible de 75 points de base de la Fed aux États-Unis et d’une augmentation similaire prévue au Canada en juillet.

Ceux qui sont les derniers acheteurs, qui ont pris de grosses hypothèques ou qui ont de grosses hypothèques qui viennent dues à renouvellement, le taux de renouvellement sera sans doute le double de ce qu’il était auparavant, donc eux, vont être obligés de se serrer la ceinture pas à peu près, pense Marc Lalonde.

Les acteurs du marché immobilier sont nerveux confirme l’agente pour Exit Realty à Dieppe Chantal Albert.

L'agente Chantal Albert est devant une maison qu'elle a vendue à des Ontariens qui ne l'ont jamais visitée.

Pour l'instant, les maisons de moins de 500 000 $ se vendent encore rapidement explique Chantal Albert.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Les gens tout de suite sont craintifs de ce qui va se produire, dit-elle.

Mme Albert constate que pour le moment, les ventes de maisons se poursuivent à un bon rythme dans la région de Moncton, alors que ses collègues d’ailleurs au pays observent un ralentissement.

Les prix tout de suite c’est des records pour notre région, alors les prix, ça peut les inquiéter. Si tu achètes une maison de 400 000 $ aujourd’hui et que le marché baisse, c’est sûr que c’est inquiétant pour quelqu’un, estime-t-elle.

Selon un récent sondage de la banque Manulife du Canada, un propriétaire sur quatre pourrait avoir besoin de vendre sa maison si les taux d’intérêt continuent d’augmenter.

Le sondage, effectué entre le 14 et le 20 avril, indique aussi qu’une personne sur cinq s’attend à ce que la hausse des taux d’intérêt ait un impact négatif significatif sur leur hypothèque, leurs dettes et leur situation financière en général.

Avec des informations de l’émission La matinale et de la Presse canadienne

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