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Des cliniques sans rendez-vous sont forcées de refuser des patients

Des gens assis dans une salle d'attente.

Des patients dans la salle d'attente d'une clinique.

Photo : Getty Images / SolStock

Radio-Canada

Les cliniques sans rendez-vous en Nouvelle-Écosse font face à une demande plus élevée que d'habitude, ce qui laisse bien des gens sans accès à des soins.

Julie McGowan est responsable de trois cliniques sans rendez-vous dans la région centrale de la Nouvelle-Écosse. Elle remarque que les files d'attente ont augmenté ces derniers mois.

Au cours des deux derniers mois, nous avons vu une grande différence, dit-elle. Nous ouvrons les portes à 8h45 et parfois nous n’acceptons plus de patients après 9 h 30, même si on est ouvert jusqu’à 16 h.

Elle ajoute que les jours de grande affluence, le quota de la journée de 60 patients peut être rempli en 45 minutes.

À son avis, l'augmentation de la demande est due en partie aux nombreux départs à la retraite des médecins de famille.

J'ai remarqué que pas mal de patients disent que leur médecin est à la retraite ou qu'ils ont fermé leur cabinet et déménagé.

C'est la situation dans laquelle se trouve Tim Dauphinee. Lorsque son médecin de famille a pris sa retraite, il s'est ajouté à la liste d'attente provinciale pour un médecin. En attendant, pour voir un médecin, il faut faire la queue dans une clinique sans rendez-vous.

Le panneau est sur le trottoir devant la clinique.

Un panneau indique aux patients potentiels qu'une clinique sans rendez-vous est pleine pour la journée.

Photo : Radio-Canada

Si vous n'êtes pas là dès l'ouverture, parfois ils se remplissent très rapidement, parfois dans les premières minutes, dit-il. C'est malheureux. Je vois surtout de très jeunes enfants et des personnes âgées. C'est une longue attente pour eux aussi.

Dissuasion salariale

Lorraine Burch est directrice générale d’un centre de santé sans rendez-vous à Chester, en Nouvelle-Écosse. Elle constate aussi une augmentation de la demande.

On avait un répondeur, mais on n’arrivait pas à prendre tous les messages tellement il y en avait, dit-elle. Maintenant, c'est la réservation le jour même et vous devez réserver par la ligne téléphonique.

Dans cette clinique aussi les rendez-vous d’un quart de travail se réserve dans la première demi-heure.

Il arrive souvent que la clinique doive refuser des gens en quête d’un docteur parfois près d’une quarantaine par jour.

Ça fait donc beaucoup de gens mécontents, constate Lorraine Burch.

Elle remarque que plus de gens sont à l’aise de se rendre chez le médecin à ce stade de la pandémie.

Elle rencontre aussi plusieurs personnes nouvellement arrivées dans la région à la recherche de soins.

Un autre problème c’est le recrutement des médecins pour les cliniques sans rendez-vous qui n’est pas facile.

À la clinique de Regency Park à Clayton Park, la directrice, Shellene Becket, constate aussi une augmentation de la demande.

À son avis, c’est plus difficile de recruter des médecins pour travailler dans les cliniques sans rendez-vous, parce que la province paie moins les médecins pour ces postes que dans les cabinets de médecine familiale ou les hôpitaux.

S'ils n'obtiennent pas le même taux, ils sont en fait dissuadés, croit-elle.

Nouveau record d'attente pour un médecin de famille

La liste d'attente pour un médecin de famille en Nouvelle-Écosse compte actuellement 94 855 noms, un record. Ce chiffre représente environ 9,5 % de la population de la Nouvelle-Écosse. En réalité, il y a peut-être plus de gens qui ont besoin d’un médecin, mais puisque certaines personnes ne se sont peut-être pas inscrites sur cette liste.

Certaines personnes sur la liste ont la possibilité d'obtenir des soins virtuellement via VirtualCareNS. Ceux des zones de santé de l'ouest et du nord ont accès au service depuis janvier, et le programme sera disponible dans le reste de la province d'ici la fin de l'été. En cinq mois 15 163 visites virtuelles ont eu lieu.

Avec les informations de Frances Willick de CBC

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