•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un inventaire de la grive de Bicknell réalisé dans la réserve faunique de Matane

Vue du sommet du mont Blanc, dans la Réserve faunique Matane, un territoire que souhaite voir devenir une aire protégée le Comité de protection des monts Chic-Chocs en Gaspésie.

Des individus ont été répertoriés dans des zones où sont prévues des coupes forestières (archives).

Photo : Radio-Canada / Sandra Fillion

Le Comité de protection des monts Chic-Chocs a réalisé un inventaire de la grive de Bicknell, une espèce menacée de passereaux qui niche dans les forêts situées en altitude.

Dimanche, 11 individus ont été répertoriés par les équipes mobilisées, qui étaient réparties sur quatre montagnes situées dans la réserve faunique de Matane, entre le mont Jimmy-Russell et le lac Matane.

C’est un oiseau qui est très furtif, qui se cache et qui est très rapide, explique le porte-parole du Comité de protection des monts Chic-Chocs, Louis Fradette.

Un oiseau perché sur une branche d'arbre ouvre le bec pour crier. Des branches de sapin et de la neige l'entourent. Il s'agit d'une grive de Bicknell, une espèce menacée.

La grive de Bicknell est une espèce menacée qu'on retrouve seulement en Amérique. L'oiseau niche sur 17 sommets des monts Chic-Chocs, un lieu privilégié pour la nidification.

Photo : Louis Fradette

Des haut-parleurs diffusant des enregistrements de cris de grive de Bicknell ont été utilisés pour repérer les individus nichant dans ce secteur, jusque-là considéré comme un habitat potentiel de l’espèce.

La grive de Bicknell niche seulement dans les Appalaches et dans les Chic-Chocs pour se reproduire, et passe l’hiver à Cuba et en République dominicaine.

Coupes forestières

Ces observations ont été réalisées dans des zones où sont prévues des coupes forestières dès 2022-2023 afin de récupérer le bois endommagé par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Louis Fradette croit que la société québécoise a la responsabilité collective de protéger la grive de Bicknell.

Il demande au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) de ne plus permettre les coupes dans son habitat.

Il faut protéger son habitat pour protéger l’espèce. C’est une espèce parapluie : si on protège la grive, on protège d’autres espèces, comme la paruline rayée, explique Louis Fradette.

« Si on détruit son habitat, la grive de Bicknell va disparaître. »

— Une citation de  Louis Fradette, porte-parole du Comité de protection des monts Chic-Chocs

À cause de délais au MFFP pour enregistrer cet inventaire, Louis Fradette craint que des coupes forestières dans l’habitat de la grive de Bicknell soient effectuées durant l’été.

Il souligne aussi que le bois atteint par la tordeuse des bourgeons de l'épinette en haute altitude a une grande valeur écologique puisqu'il nourrit le sol en se décomposant et sert de terreau à la régénération des forêts.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs n’avait pas répondu à nos questions au moment de publier.

Avec la collaboration de Joane Bérubé

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !