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COVID-19 : la situation est « stable », trois mois après la fin des restrictions au N.-B.

La COVID-19 est en perte de vitesse, mais la santé publique reste sur ses gardes.

Femme de profil, portant un masque noir, dans la rue à Toronto le 12 avril 2022.

Le Nouveau-Brunswick a levé la quasi-totalité de ses restrictions sanitaires à la mi-mars (archives).

Photo : CBC / Evan Mitsui

Trois mois après la levée des restrictions sanitaires contre la COVID-19 au Nouveau-Brunswick, la médecin-hygiéniste en chef qualifie la situation de « stable ». La Dre Jennifer Russell craint toutefois des débordements, à l’automne, si des éclosions de COVID-19 et de grippe se chevauchent.

Depuis le mois de mars, on est pas mal dans la même direction que les autres provinces et c’est pas mal stable. C’est ça qu’on croyait qui arriverait , a indiqué la Dre Jennifer Russell, mardi.

Le Nouveau-Brunswick a levé ses restrictions sanitaires le 14 mars.

La Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste du Nouveau-Brunswick, lors d'une entrevue par webcam, le 14 juin 2022.

La Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste du Nouveau-Brunswick, lors d'une entrevue par webcam, le 14 juin 2022.

Photo : Radio-Canada

Dans sa plus récente mise à jour hebdomadaire, mardi, la province signale que 23 nouvelles personnes ont été hospitalisées en raison de la COVID-19 au cours de la dernière semaine. Au moment de publier les données, 27 personnes étaient hospitalisées dans la province (puisque certaines personnes restent à l'hôpital pendant une longue période).

Une personne est morte des suites de la COVID-19 en une semaine, ce qui porte le bilan à 422 depuis le début de la pandémie.

Le nombre de nouvelles infections a beaucoup diminué ces dernières semaines au Nouveau-Brunswick. Lors de la plus récente mise à jour, 842 personnes ont obtenu un résultat positif à un test de dépistage.

Il est toutefois important de souligner que l'accès aux tests de dépistage est restreint dans la province et que, dans le cas des tests rapides, il revient à chaque personne de signaler un résultat positif. Pour ces raisons, le nombre de nouvelles infections est probablement largement sous-estimé.

Deux vagues simultanées à l'automne?

Au cours des dernières années, l’automne et l’hiver ont été des moments difficiles, marqués par des hausses de cas de COVID-19 et de nouvelles vagues. On surveille l’apparition de nouveaux variants , a dit la Dre Russell.

En plus de la COVID-19, le Nouveau-Brunswick doit aussi se préparer à affronter une importante vague de grippe, selon la médecin hygiéniste en chef. Elle craint qu’à l’automne, la province soit frappée par des vagues simultanées de grippe et de COVID-19.

Une jeune femme aux cheveux longs et noirs tousse dans son coude.

Depuis le mois d'avril, le nombre de cas de grippe a augmenté de façon spectaculaire au pays.

Photo : iStock / agrobacter

Cette situation pourrait être difficile à gérer dans les hôpitaux.

Les risques vont être plus élevés pour la grippe. Toutes les mesures qu’on a mises en place pour la COVID, ça a aussi protégé de la grippe, mais là on a moins de protection parce que les politiques ont changé, donc ça donne la chance à la grippe , explique-t-elle.

La grippe déjà très présente au N.-B.

Dans certaines régions de la planète, notamment en Australie, le nombre de cas de grippe a augmenté tellement vite et tellement haut, parce qu’on protégeait les gens de la COVID, mais aussi de la grippe.

Au Nouveau-Brunswick, les cas de grippe sont déjà particulièrement nombreux pour la période de l’année.

Même ici au Nouveau-Brunswick, on voit une augmentation des cas de grippes au cours des quatre dernières semaines et ça ce n’est pas normal parce que la saison de la grippe devrait être finie à ce moment-ci, ça ça m'inquiète aussi.

La 2e dose de rappel pas offerte aux plus jeunes

Les taux de vaccination n’ont pas beaucoup augmenté depuis la levée des restrictions sanitaires, à la mi-mars.

La santé publique continue de marteler que c’est le meilleur moyen de se protéger contre les effets graves du virus, parce que six mois après la deuxième dose, la protection diminue.

Plan rapproché d'une épaule lors d'une vaccination.

Une femme reçoit une dose de vaccin contre la COVID-19.

Photo : Reuters / Clodagh Kilcoyne

Au Nouveau-Brunswick, la deuxième dose de rappel est offerte seulement aux personnes de 50 ans et plus et celles résidant dans des milieux vulnérables.

La Dre Jennifer Russell confirme qu’il n’y a pas de plans d’offrir cette quatrième dose aux plus jeunes, pour le moment, conformément aux recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation.

Au total, 93,2 % de la population a reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19, 88,1 % ont reçu une deuxième dose et 52,6 % ont reçu au moins une dose de rappel.

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue

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