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Un prix d’innovation pour une machine qui désherbe sans pesticide

Espace jardin avec quelques pousses de mauvaises herbes.

Les mauvaises herbes se pointent le bout du nez.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une entreprise de Sherbrooke a reçu un prix après avoir innové dans le domaine de l’agriculture biologique. Grâce à son invention, le désherbex permettra aux agriculteurs d’ôter les mauvaises herbes de leurs champs sans utiliser de produits chimiques.

Une entreprise de Sherbrooke a reçu le prix national de la catégorie innovation technologique et technique du Défi Oses entreprendre, grâce à une invention qui pourrait alléger la tâche des agriculteurs.

Le désherbex est un outil d’intelligence artificielle qui peut faire la différence entre une mauvaise herbe et un légume.

La machine créée par le Sherbrookois Simon Michaud désherbe de manière automatique, sans utiliser de pesticide. On parle d’oignons, de carottes, de panais. Ce sont des cultures qui poussent dans la terre, donc c’est facile d’avoir une compétition dangereuse des mauvaises herbes qui empêchent la culture de pousser. C'est un désherbage que les agriculteurs sont obligés de faire pour pouvoir laisser pousser les légumes, explique le fondateur du désherbex, en entrevue à l'émission Par ici l'info.

Faciliter le travail des agriculteurs

À partir des différents constats que Simon Michaud a pu faire dans les champs, il a conçu une machine qui permet aux agriculteurs de désherber avec moins de difficulté. On a fait une remorque, tirée par un tracteur, avec trois rangées d’outils robotiques. Sur ces rangées-là, il y a plusieurs outils qui vont désherber avec précision les mauvaises herbes, a-t-il expliqué.

« Tout ça fonctionne grâce à une intelligence artificielle qui est capable de faire la différence entre une mauvaise herbe et un légume. »

— Une citation de  Simon Michaud, fondateur du Désherbex

Le fondateur du désherbex a dû prendre quelques 150 000 photos de champs et de légumes et annoter à la main les différences entre le sol et les aliments. Ensuite, c'est de l'entraînement de réseaux de neurones pour obtenir un réseau capable de faire ça, a indiqué l’entrepreneur sherbrookois.

Il espère vendre ses machines aux agriculteurs dès 2027, et réfléchit à une manière d’intégrer le désherbex, si possible, jusque dans les jardins des particuliers.

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