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Loi sur les mesures d’urgence : le ministre Mendicino comparé à « Pinocchio »

Marco Mendicino parle debout aux Communes.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino

Photo : La Presse canadienne

La Presse canadienne

Le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, est un « Pinocchio », estime l'opposition conservatrice qui l'accuse de « révisionnisme historique » après que des corps policiers eurent nié avoir réclamé que soit invoquée la Loi sur les mesures d'urgence pour mettre fin aux blocages en début d'année.

"Pinocchio" semble être le nouveau surnom du ministre de la Sécurité publique, a lancé le député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, lors de la période des questions, lundi à Ottawa, ce qui a immédiatement suscité l'indignation de députés présents aux Communes.

Le président de la Chambre, Anthony Rota, l'a immédiatement rappelé à l'ordre pour avoir comparé le ministre au personnage de fiction dont le nez allonge chaque fois qu'il ment ou altère la vérité.

Je veux rappeler au député qu'on ne peut pas faire indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement, a-t-il dit.

À trois reprises, le député a cité des propos du ministre qui déclarait avoir invoqué la loi sur la recommandation de la police.

Ignorant l'avertissement du président, M. Paul-Hus a affirmé dans des questions subséquentes que le ministre a délibérément induit les Canadiens en erreur et a demandé : Quand va-t-il admettre la vérité?

En réponse, le ministre Mendicino a soutenu que la décision d'invoquer la Loi sur les mesures d'urgence était nécessaire.

Eh oui, on a consulté avec les forces policières avant l'invocation, a-t-il ajouté. Oui, on a cherché le conseil des forces policières avant l'invocation.

Échange virulent

Le ministre Mendicino a été la cible de nombreuses attaques lors des échanges de lundi, notamment d'une prise de bec virulente avec un autre député conservateur.

On dirait que le ministre de la Sécurité publique a étudié la théorie de Vladimir Poutine sur le révisionnisme historique, lui a envoyé James Bezan, le porte-parole conservateur en matière d'éthique, qui l'a accusé d'avoir inventé ces faits pour justifier sa prise de pouvoir libérale.

La réplique ne s'est pas fait attendre. M. Mendicino a dénoncé la comparaison avec le président russe pour traiter d'un tel dossier.

Cela dégrade cet endroit, a-t-il offert sous les applaudissements. Cela rabaisse ce qui se passe en Ukraine et c'est absolument faux, Monsieur le Président. Il devrait être réprimandé pour cela. Il devrait retirer ce commentaire.

À la mi-mai, le chef intérimaire de la police d'Ottawa avait déclaré qu'il n'avait pas demandé au gouvernement fédéral d'invoquer la Loi sur les mesures d'urgence pour mettre fin au convoi de la liberté en février. La commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Brenda Lucki, avait tenu des propos similaires une semaine plus tôt.

Mme Lucki avait expliqué que les pouvoirs exceptionnels ont facilité le travail des policiers pour mettre fin à la manifestation qui a duré des semaines dans les rues d'Ottawa et que les policiers de la GRC auraient aimé avoir accès à ces pouvoirs d'exception plus tôt.

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