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Ouverture prochaine du centre de consommation supervisée de Sudbury

Un édifice entouré de gravier

Le centre de consommation supervisée se trouve sur un terrain d’Energy Court, en bordure de la rue Lorne.

Photo : Radio-Canada / Sarah MacMillan

Radio-Canada

Après plusieurs semaines de retard entraînées par l’embauche de personnel et la construction, le centre de consommation supervisée de Sudbury ouvrira ses portes dans un peu plus d’un mois. Santé Canada a donné le feu vert au site le mois dernier, lui permettant ainsi d’opérer légalement.

Ce n’est pas un secret que la pandémie a été difficile pour le secteur de la santé. L’embauche de personnel de soins de santé nous a ralentis un peu, explique le directeur des services d’injection et de traitement du centre, Neil Stephen.

Neil Stephen

Neil Stephen est le directeur des services d’injection et de traitement

Photo : Radio-Canada / Sarah MacMillan

M. Stephen continuera d’ajouter à son équipe d’ici l’ouverture du centre d’ici quatre à six semaines. Une infirmière, une ambulancière et des travailleurs sociaux ont déjà été embauchés pour travailler pour le centre géré par l’organisme Réseau ACCESS Network.

Il reste à recruter et former en attendant l’arrivée des dernières pièces d’équipement, poursuit-il.

Un environnement sans jugement

L’édifice contient plusieurs chambres où l’équipe peut administrer les drogues, superviser les gens après en avoir consommé et les admettre.

Les gens intéressés peuvent aussi consulter des services de toxicomanie qui offrent de l’aide au niveau du logement et de la santé mentale.

On doit faire de notre mieux pour les accueillir chaleureusement et sans jugement lorsqu’ils entrent ici. Ce sont quand même des personnes, même s’ils se trouvent à consommer de la drogue, explique M. Stephen.

Une infirmière ou un ambulancier sera sur place en tout temps pour surveiller et répondre en cas de surdose.

Intéressée par la réduction des risques, Veronica Mensah a choisi de se joindre au projet à titre d’infirmière après avoir été à l’emploi de l’unité de médecine de la toxicomanie de l’hôpital Horizon Santé Nord.

Veronica Mensah qui porte un masque chirurgical

L'infirmière Veronica Mensah surveillera les gens et répondra en cas de surdoses.

Photo : Radio-Canada / Sarah MacMillan

Ce n’est pas tout le monde qui veut ou qui est prêt à arrêter de consommer des drogues. Mais en raison de l’approvisionnement en drogues toxiques que nous avons [dans la région], les gens meurent, estime-t-elle.

De l’appui pour le centre

Bien que l’exemption fédérale permettant la consommation de drogues illégales s’applique seulement à l’édifice, M. Stephen dit avoir l’appui du Service de police du Grand Sudbury.

Nous savons qu’il va y avoir des patrouilles dans le secteur, mais la police ne fera pas exprès pour intervenir dans l’utilisation du centre. Si les gens commencent à avoir peur de venir ici, ça n’adressera pas les risques de surdoses et de surdoses mortelles [dans la région], souligne-t-il.

Cependant, il n’a toujours pas reçu de financement provincial, ce que M. Stephen espère sera annoncé bientôt.

Avec le feu vert de la province, nous pourrions faire la transition d’un centre de consommation supervisée à un centre de consommation et de traitement sous compétence et financement provincial. Ça me permettrait d’embaucher plus d’employés, d’offrir plus de services et d’allonger nos heures d’ouverture, dit-il.

Avec les informations de Sarah MacMillan de CBC

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