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L’Université Mount Allison cherche 500 tiques pour une étude

Ebruvbiyo Daniella Ibru dans un laboratoire.

Ebruvbiyo Daniella Ibru étudiante à l’Université Allison, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté : Ebruvbiyo Daniella Ibru

Radio-Canada

Des chercheurs en biologie de l’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, sont à la recherche de 500 tiques à pattes noires, aussi appelées tiques à chevreuil. L’étude qu’ils ont entamée pourrait aider à réduire le risque de la transmission de la maladie de Lyme chez l’humain.

Si vous êtes un résident du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario ou du Québec et que vous trouvez une tique à chevreuil, ne la jetez pas. Communiquez plutôt avec Vett Lloyd du laboratoire Lloyd Tick de l’Université Mount Allison, à Sackville.

Vett Lloyd et l'étudiante Ebruvibiyo Daniella Ibru ont récemment commencé une recherche sur la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme.

L'objectif est de comprendre pourquoi cette bactérie rend les tiques plus agressives et plus susceptibles de mordre. Le laboratoire Lloyd Tick tente aussi de trouver des pistes de solutions afin de réduire la transmission de la maladie de Lyme au pays.

Vett Lloyd assit près d’un bureau dans un laboratoire. Une immense peluche en forme de tique se trouve sur son bureau sous un microscope, en blague.

En raison d'une morsure de tique, la maladie de Lyme fait partie du quotidien de la vie personnelle de Vett Loyd, en plus de son travail.

Photo : Gracieuseté : Vett Lloyd

La bactérie Borrelia burgdorferi exerce une forme de contrôle mental sur les tiques qu’elle infecte.

S’ils sont infectés par cette bactérie, il y a plus de chances que les tiques prennent des risques afin de trouver du sang, dit Vett Lloyd.

Leur comportement devient également plus agressif, ce qui les rendrait plus dangereuses pour l’homme.

Les tiques d’avant se seraient sûrement satisfaites d’une souris sauvage. Mais maintenant, elles deviennent agressives et ont comme proie les humains et les animaux domestiques, explique Vett Lloyd. C’est l’objet de nos recherches.

Les hivers plus doux et plus courts en raison des changements climatiques permettent aux tiques de survivre plus longtemps, ajoute Vett Lloyd.

Postez vos tiques

Les personnes qui trouvent des tiques à pattes noires sont invitées à les placer dans un récipient hermétique avec une serviette en papier humide.

Ils peuvent ensuite contacter Ebruvibiyo Daniella Ibru par courriel et le laboratoire payera pour les frais de poste.

Bien que la recherche se concentre exclusivement sur les tiques à pattes noires, les gens qui trouvent une tique et ne sont pas sûrs de son espèce peuvent tout de même l’envoyer au laboratoire.

« Franchement, je peux vous dire que je n’ai jamais été aussi excitée de recevoir autant de tiques. »

— Une citation de  Ebruvibiyo Daniella Ibru, chercheuse à l'Université Mount Allison

Lorsqu’elle reçoit les tiques, Ebruvibiyo Daniella Ibru dissèque leur cerveau. Leur corps est pour leur part testé pour la maladie de Lyme.

Le cerveau d’une tique sous microscope.

Le cerveau d’une tique sous microscope, qui a été extrait pour les besoins de l’étude d’Ebruvbiyo Daniella Ibru.

Photo : Gracieuseté : Ebruvbiyo Daniella Ibru

Jusqu’à maintenant, de nombreux résidents de la Nouvelle-Écosse ont envoyé des tiques au laboratoire de l’Université Mount Allison. Cette province serait celle avec le ratio le plus élevé de tiques par habitant cette année au pays, selon Vett Lloyd.

Ebruvibiyo Daniella Ibru relate qu’une Néo-Écossaise lui a témoigné devoir récupérer une cinquantaine de tiques sur son chien après chaque promenade cette année.

D’après le Vernon Ramesar reportage de CBC

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