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Le Pow-wow de Pikogan a attiré de nombreux visiteurs

Le tambour a résonné au Pow-wow de Pikogan.

Le tambour a résonné au Pow-wow de Pikogan.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Les membres de la Première Nation Abitibiwinni et de nombreux visiteurs de la région ont pu se rassembler tout au long de la fin de semaine pour célébrer la culture autochtone.

Le rideau est tombé dimanche sur le huitième Pow-wow de Pikogan, après trois jours de festivités.

Après une pause de deux ans, la danse, la musique, l’artisanat et la gastronomie étaient à l’honneur sur le thème Chaque enfant compte. L’objectif de l’événement, dont la renommée s’étend au-delà de l’Abitibi-Témiscamingue, était de rendre hommage aux victimes des pensionnats pour Autochtones.

On veut honorer ces enfants-là. Dans notre communauté, à Pikogan, on a des aînés, des amis, des voisins qui ont été au pensionnat. On souhaite honorer les gens qui sont revenus, mais aussi ceux qui ne sont pas revenus, qui ont disparu ou qui sont décédés, affirme Amy Kistabish-Jérôme, membre du comité organisateur de l’événement. 

Amy Kistabish-Jérôme, membre du comité organisateur.

Amy Kistabish-Jérôme, membre du comité organisateur

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Une occasion de renouer ses liens avec la culture autochtone

Pour l’artisane Sylvie Ménard, le Pow-wow de Pikogan représente une chance unique de faire connaître ses œuvres.

En été 2019, je suis allée à 16 pow-wow. Cette année, c’est la première fois que j’y vends mon art et, après deux ans de pandémie, ça me fait beaucoup de bien. Je me réapproprie mes racines tranquillement, remarque-t-elle.

Les battements de tambour, qui symbolisent les battements du cœur de la mère Terre, ont résonné tout au long de l’événement. Les vibrations symboliques guident les pas des nombreux danseurs.

Quand on danse avec les sons du cœur de la mère Terre, ça vient vraiment me chercher. Je fais vraiment ça pour me reconnecter avec mes racines autochtones , souligne Nathalie Mowatt, danseuse traditionnelle anishinaabekwe.

Une danseuse de style traditionnel.

Nathalie Mowatt, danseuse de style traditionnel

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Louka Kistabish, 9 ans, voit quant à lui l’événement festif comme une occasion de faire vivre sa culture dans le plaisir.

Aujourd’hui je viens danser pour le pow-wow parce que c’est notre religion, et je m’amuse beaucoup quand je viens ici, indique-t-il.

Plus d’une quinzaine d’autres pow-wow auront lieu partout au Québec au cours de l’été.

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