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Des patients suivent leurs séances de chimiothérapie à la maison

Denis Edwards est assis à une table sur laquelle se trouvent une grosse boîte et des sacs en plastique.

Un programme pilote permet à Denis Edwards, 79 ans, de suivre un traitement du cancer à la maison.

Photo : Fournie par Services de santé Alberta

Radio-Canada

Un projet pilote en Alberta permet à une vingtaine de patients volontaires atteints d’un myélome, un cancer du sang, de s’administrer eux-mêmes une chimiothérapie à la maison.

Formés par des infirmières en oncologie, les patients s’injectent sous la peau le médicament bortézomib, un peu comme le font les personnes diabétiques qui prennent de l’insuline.

« J’ai 79 ans, pas loin des 80, et je n’ai plus envie de faire des allers-retours [à l’hôpital], explique Denis Edwards qui devait se libérer pendant une matinée lorsqu’il allait se faire soigner au Centre de cancérologie Tom Baker à Calgary.

Il s’y rend tout de même, mais seulement une fois par mois.

L’idée de s’administrer une seringue préremplie est venue des patients eux-mêmes, explique le Dr Jason Tay, un hématologue de l’Université de Calgary et responsable de l’étude.

Le projet pilote lancé il y a deux ans et financé par la Fondation du cancer de l’Alberta est unique au Canada, affirme le Dr Tay : De nombreux patients aiment se débrouiller tout seuls chez eux sans devoir autant se déplacer, ce qui est notamment le cas pendant les mois d’hiver.

Sans oublier que se soigner soi-même a des effets émotionnels bénéfiques, car en étant à la maison, les gens ne sont pas constamment rappelés qu’ils sont malades, ajoute le Dr Jason Tay.

Il souligne qu’un malade soigné à la maison libère un espace à l’hôpital, ce qui permet d'accueillir plus de patients. Il espère que le système de santé albertain prendra en compte les avantages de ce projet et qu’ils seront un jour proposés aux patients qui le souhaitent.

D'après les informations de Jennifer Lee

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