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Langues officielles : la commissaire « désappointée » du silence du gouvernement Higgs

Une affichette de bureau indique que le service est offert dans les deux langues officielles.

En vertu de l’article 2 de la Loi sur les langues officielles, le premier ministre est responsable de son administration.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick se dit « grandement désappointée » du silence du gouvernement face à la révision de la Loi sur les langues officielles. Shirley MacLean affirme que ce manque de progrès est « un recul pour les droits linguistiques ». Le premier ministre Blaine Higgs a promis une réponse ce mois-ci.

Les députés de l’Assemblée législative se sont réunis une dernière fois vendredi.

Le premier ministre Blaine Higgs a indiqué que Mme MacLean avait présumé qu’il répondrait aux demandes de réforme avant la fin de la session législative. Il a cependant assuré que cela allait se faire avant la fin de juin.

Près de six mois se sont écoulés depuis le dépôt du rapport coproduit par l’ancien sous-ministre John MacLaughlin et par la juge Yvette Finn, a rappelé la commissaire aux langues officielles.

La commissaire est assise derrière un micro. Un rapport se trouve sur la table.

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

En vertu de l’article 2 de la Loi sur les langues officielles, le premier ministre est responsable de son administration, mais il n’a pas commenté publiquement et de façon concrète les recommandations de la révision de la loi, déplore Mme MacLean.

Cependant, elle comprend aussi que ces modifications n’arriveront pas du jour au lendemain.

Sauf qu’après six mois, elle soutient que les Néo-Brunswickois mériteraient au moins d’entendre les réactions et les intentions du premier ministre Higgs quant à la mise en œuvre du rapport.

Critiques sévères

Le gouvernement se comporte comme s’il accordait peu d’importance au rapport, affirme Shirley MacLean. Elle soutient qu’il s’agit d’un manque de respect pour les deux commissaires, pour les participants au processus de consultation et pour tous les Néo-Brunswickois.

Le rapport a été déposé à la suite de la cueillette de 656 questionnaires et de 31 mémoires ainsi qu'à la suite de plus de 80 réunions auxquelles ont assisté 200 personnes et des représentants de 52 groupes.

Blaine Higgs a toujours dit qu’il répondrait au rapport avant la fin de juin.

« La commissaire a peut-être cherché à obtenir des réponses cette semaine, mais j’ai clairement dit que ce ne serait pas cette semaine. Je suppose qu’elle ne l’avait pas entendu directement. Elle aurait pu m’appeler et je lui aurais répondu. »

— Une citation de  Le premier ministre Blaine Higgs

Interrogé pour savoir ce qui prend autant de temps, il a répondu que plusieurs recommandations sont très importantes.

La révision recommande des changements considérables à la façon dont le gouvernement surveille les exigences en matière de bilinguisme, y compris la création d’un comité permanent de l’Assemblée législative et d’un nouveau ministère qui deviendrait un centre d’intérêt pour la mise en œuvre de la loi. Ce ministère relèverait directement du premier ministre.

De Robichaud à Alward

La commissaire aux langues officielles a fait allusion à tous les premiers ministres, de Louis J. Robichaud à David Alward, qui ont fait preuve de courage et d’un appui indéfectible au bilinguisme officiel au cours des 53 dernières années.

Shirley MacLean précise qu’ils ont adopté et révisé la Loi sur les langues officielles pour promouvoir l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais au Nouveau-Brunswick.

Ces changements au fil des ans ont permis de reconnaître l’importance de notre Loi sur les langues officielles et de reconnaître que cette loi est importante pour les Néo-Brunswickois et pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, a-t-elle déclaré.

Continuons de faire progresser notre province. Modernisons notre loi sur les langues officielles, insiste-t-elle.

D'après un reportage de CBC

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