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Le prix de l’essence peut mener les Ontariens à des vacances plus locales

Des prix affichés à la pompe dans une station essence.

Les automobilistes devront payer en moyenne 215,9 cents par litre samedi dans la région de Toronto, selon l'organisme Canadians for Affordable Energy.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Des professionnels du tourisme et de l'hôtellerie considèrent que l’augmentation du prix de l’essence obligera les gens à prendre des décisions difficiles sur l'endroit où ils voyageront cet été.

Le prix moyen de l'essence dans la majeure partie du sud de l'Ontario devrait atteindre un nouveau record cette fin de semaine. Selon Canadians for Affordable Energy, un groupe qui surveille le coût du carburant pour les consommateurs, les prix de l'essence devraient atteindre 215,9 cents le litre samedi.

Ça va limiter le nombre de voyages que les gens font et la distance qu'ils sont prêts à parcourir, explique Wayne Smith, professeur de gestion de l'hôtellerie et du tourisme à l’École de gestion Ted Rogers de l’Université métropolitaine de Toronto.

Il affirme que la combinaison de la pandémie de COVID-19 et de la hausse des prix de l'essence va entraver la reprise de l'industrie du tourisme, en particulier dans les zones rurales qui dépendent des citadins en vacances qui visitent leurs entreprises.

Des voyages inabordables

L'inflation augmente déjà les prix d'autres biens et services, ce qui aggrave le problème.

Beaucoup de voyages deviennent très inabordables, assure-t-il.

En conséquence, M. Smith prévoit que les gens feront moins de voyages et dans des destinations plus proches.

Pour lui, la situation actuelle s’apparente à la crise énergétique des années 1970. À l'époque, les prix élevés de l'essence ont modifié le comportement des consommateurs et il s'attend à un résultat semblable cette fois-ci.

Si nous regardons historiquement quand il y a de mauvaises périodes économiques, les budgets de voyage sont en général la première chose à couper, constate-t-il.

La reprise sera par conséquent plus lente et plus douloureuse pour une industrie qui est déjà en difficulté, croit-il.

Un crédit d'impôt disponible pour les vacances sédentaires

En réponse à la volatilité, certains propriétaires d'entreprise adoptent des approches uniques.

Jessica Off, la propriétaire de Guess Where Trips Inc., propose des escapades routières surprises autoguidées à partir d'un éventail de thèmes différents.

Elle a lancé l'entreprise en janvier 2020 et affirme que la COVID-19 était plus dévastatrice pour l'industrie que les prix de l'essence à cette époque. Mais maintenant, dit-elle, c'est le coût du carburant qui dicte les décisions des voyageurs.

Ils font du covoiturage pour partager de l'argent sur l'essence, ils choisissent des destinations plus proches et ils choisissent de passer la nuit pour essayer de profiter du crédit d'impôt pour des vacances sédentaires, en vertu duquel les résidents de l'Ontario peuvent réclamer jusqu'à 20 % des frais d'hébergement admissibles cette année.

Nous avons entendu beaucoup de commentaires de voyageurs sur les prix de l'essence, donc beaucoup de gens mettent de côté leur escapade potentielle et font plus de voyages locaux, a déclaré Off.

Wayne Smith dit que ces décisions pourraient augmenter les sorties locales à Toronto, où les gens pourraient choisir de passer le week-end plus près de chez eux au lieu de conduire vers des destinations plus éloignées à travers la province.

Nous pourrions voir une forte augmentation du trafic local alors que les gens remplacent leur escapade de week-end par un séjour plus limité.

Avec les informations de CBC

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