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GNL Québec poursuit ses efforts pour exporter du gaz naturel vers l’Ukraine

Des locaux d'entreprise.

Les bureaux de GNL Québec à Saguenay étaient situés dans un immeuble de la rue des Saguenéens.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Symbio Infrastructure, la société mère de GNL Québec, annonce par voie de communiqué avoir conclu un accord avec la société d’État ukrainienne Naftogaz pour approvisionner en gaz naturel liquéfié et en hydrogène l’Ukraine, malgré le rejet du projet par Québec.

Dans ce communiqué, on peut lire que cet accord est un jalon important dans la transition de l’Ukraine pour la diversification de ses sources énergétiques.

Le président de Naftogaz, Yuriy Vitrenko, pense que les possibilités d'approvisionnement à long terme en énergie fiable et produite de manière responsable auprès d'alliés comme le Canada – et à travers les installations de Symbio – d'ici 2027 sont essentielles à la sécurité énergétique, à la transition et à la prospérité économique future de l’Ukraine.

L’accord a été signé le 5 juin à Washington. Le gaz naturel liquéfié et l’hydrogène vert doivent transiter par un pays européen que les deux parties choisiront d'un commun accord.

Symbio Infrastructure n’a toutefois aucune installation, car le projet de GNL Québec a été complètement rejeté par le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Andrée Laforest et Benoit Charette lors d'une conférence de presse.

Le ministre de l'Environnement Benoit Charette, accompagné de la ministre Andrée Laforest, a annoncé que son gouvernement rejetait le projet Énergie Saguenay de GNL Québec.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Samedi matin, le porte-parole de GNL Québec, Louis-Martin Leclerc a fait parvenir une déclaration écrite par courriel à Radio-Canada.

Cette entente de collaboration commerciale concrète avec Naftogaz pour l'achat de notre gaz naturel liquéfié dès 2027, et ultimement d’hydrogène liquide vert via notre société mère Symbio Infrastructure, démontre clairement que notre projet innovant commercialement et environnementalement est plus nécessaire que jamais, peut-on lire.

M. Leclerc assure également que GNL Québec reçoit de nombreuses autres manifestations sérieuses d’intérêt .

La situation actuelle en Europe a exacerbé un besoin déjà très présent de diversification énergétique sur le continent vers des sources d’énergie fiables et à bas carbone comme le propose GNL Québec, poursuit-il par écrit.

Nous saluons la main tendue du gouvernement canadien envers nos alliés européens afin de fournir du GNL responsable et à la plus faible empreinte carbone au monde. Au moment où la consommation mondiale de charbon atteint des sommets historiques, le Canada et le Québec peuvent et doivent faire partie de la solution, renchérit-il en faisant référence à une déclaration du ministre des Ressources naturelles en mars dernier, Jonathan Wilkinson.

Rappelons qu'Ottawa a aussi rejeté le projet de GNL Québec, en février dernier.

Des réactions positives et négatives

Le candidat dans Chicoutimi pour Québec solidaire, Adrien Guibert-Barthez, qui a également longtemps milité contre l’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay par GNL Québec, écrit dans un communiqué qu'il va falloir que GNL Québec comprenne que non, c'est non.

Le projet de l’entreprise a été refusé sur toute la ligne. Tous les rapports qui ont été déposés par les experts scientifiques dans le cadre des consultations pointent vers un refus du projet. Il va falloir que l’entreprise comprenne que quand on lui dit non, ça veut dire non!, a asséné Adrien Guibert-Barthez.

En entrevue à l’émission Place publique, le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, se réjouit de voir que Symbio Infrastructure a encore de l’intérêt pour exporter du gaz naturel liquéfié depuis le Québec.

La demande est très forte en gaz naturel, ça n’arrête pas! Il y a beaucoup de pression sur les gouvernements, je pense que ça va refaire surface, estime-t-il.

Je pense que le projet est bon, souligne-t-il sans toutefois se prononcer sur la réouverture du dossier par Québec.

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