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Des renforts demandés pour ramasser les carcasses d’oiseaux dans la Péninsule

Un homme en combinaison de protection transporte un fou de Bassan mort au bout d'une fourche.

Des opérations de nettoyage ont lieu dans la Péninsule acadienne, mais aussi ailleurs dans l'est du pays, notamment au Cap-Breton et aux Îles-de-la-Madeleine. Cette photo a été prise à Havre-aux-Maisons aux îles.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

  • Maya Chebl

À la vue des carcasses d’oiseaux qui s’accumulent, il est temps de déployer plus d’agents sur le terrain, pense la députée libérale de Caraquet Isabelle Thériault. Elle veut ainsi éviter que la situation se détériore sur les côtes de la Péninsule acadienne.

Depuis déjà plusieurs semaines, plusieurs centaines de fous de bassan morts ou agonisants ont été aperçues sur les plages et les berges de la région. Dans la très grande majorité des cas analysés, une infection à la grippe aviaire H5N1 a été confirmée chez ces animaux.

Isabelle Thériault pense que le ministère provincial des Ressources naturelles devrait dépêcher plus d’effectifs pour venir en renfort aux équipes déjà sur place. Les agents sur le terrain font un super bon travail, mais ils semblent débordés, observe-t-elle.

Un fou de Bassan, sur une plage

Une carcasse de fou de Bassan sur la plage municipale du village de Sainte-Marie-Saint-Raphaël, sur l'île Lamèque.

Photo : Radio-Canada / Mario Mercier

Elle ajoute que l’aide est nécessaire pour empêcher que le virus de la grippe se propage à d’autres colonies d’oiseaux et dans les élevages.

À ce propos, le virologiste Carl Gagnon rappelle que les espèces les plus susceptibles de mourir d’une infection sont les animaux domestiques.

Les taux de mortalité peuvent atteindre 80 %. C’est assez catastrophique.

Une citation de Carl Gagnon, vétérinaire et virologiste à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal

C’est pourquoi Isabelle Thériault est d’avis qu’il faudrait prendre le taureau par les cornes avant que d’autres problèmes surgissent.

Elle propose que le ministère des Ressources naturelles se tourne vers les agents, qui seraient les mieux placés pour exprimer leurs besoins. Est-ce qu’il y a des outils, des véhicules adaptés qui pourraient vous permettre de faire ce travail plus rapidement et de façon plus efficace? suggère la députée.

Un agent du ministère des Ressources naturelles ramasse des carcasses de fous de Bassan sur l'île Lamèque, dans la Péninsule acadienne.

Un agent du ministère des Ressources naturelles dispose d'un sac de poubelle plein rempli de carcasses de fous de Bassan, à l'île Lamèque dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada

Nous avons interpellé le bureau du ministère, vendredi, à ce sujet. Dans une réponse laconique, une porte-parole nous a plutôt dirigé vers des ressources pour en apprendre davantage sur la situation de la grippe aviaire dans le pays.

Il ne nous a pas été possible de savoir si le ministère, responsable de ramasser les carcasses, détient des ressources suffisantes pour répondre aux signalements d’animaux morts.

D’autres éclosions sont possibles

Le virus H5N1 est hautement pathogène et se transmet très facilement au sein de toutes les espèces d’oiseaux. Carl Gagnon, également vétérinaire et professeur à la faculté de médecine vétérinaire à l’Université de Montréal, prévient qu’à l’avenir, d’autres espèces peuvent subir le même sort que les fous de Bassan.

Il faut comprendre qu’on peut faire face à d’autres éclosions dans d’autres colonies, soulève-t-il.

Un fou de Bassan aux Îles-de-la-Madeleine

Si le virus de la grippe H5N1 est très contagieux et hautement pathogène chez les oiseaux, les humains demeurent en général épargnés.

Photo : Gracieuseté : Francine Renaud

La circulation de la grippe aviaire n’est pas prête de s’estomper, mais la migration des oiseaux qui est sur le point de se terminer va certainement améliorer la situation.

La population est priée d'appeler le ministère des Ressources naturelles au 1-833-301-0334 pour signaler tout oiseau sauvage malade ou mort.

  • Maya Chebl

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