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Chronique

Nos enfants seront-ils à la hauteur du marché immobilier?

Une pancarte à vendre devant une maison où un drapeau canadien est suspendu.

Lorsque des maisons se vendent plusieurs centaines de milliers de dollars, comment peut-on penser accéder à la propriété?

Photo : CBC / Evan Mitsui

Avec des logements maintenant vendus à plusieurs centaines de milliers de dollars, à quoi s’attendre pour mes enfants quand viendra le temps pour eux de quitter la résidence familiale?

Cette question a fait le tour dans ma tête, récemment, alors que je circulais dans un quartier d’Edmonton, où de nouveaux logements sont en construction.

Une pancarte affichait un prix de 900 000 $ pour une résidence. Un tel prix était inimaginable quand je suis devenu propriétaire moi-même.

En l’espace d’une quinzaine d’années, les prix ont doublé, triplé, voire quadruplé, et c’est une tendance que les salaires peinent à suivre.

Un coup d'œil aux récentes évaluations de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) n’a fait que renforcer cette impression.

Selon les prévisions de la SCHL, une maison d'Edmonton qui coûtait, en moyenne, 365 000 $ en 2019 devrait coûter 487 000 $ en 2024. À Calgary, le prix ira de 457 000 $ à 617 000 $.

Mes enfants grandissent et approchent l’âge où ils voudront prendre leur autonomie. Seront-ils à la hauteur d’un tel marché?

Je n’ai pas une boule de cristal pour le prédire, mais je crois que la société a besoin de se pencher sérieusement sur une telle question.

Les initiatives des villes et des gouvernements pour offrir des logements abordables sont déjà, à mes yeux, un pas dans la bonne direction.

Le travail doit se poursuivre pour encadrer le marché, préserver la capacité des familles à payer l’hypothèque et prévenir une énième bulle immobilière.

Entendre que la santé financière de certains se resserre et qu’il leur devient de plus en plus difficile de payer les factures n’est pas de bon augure pour nos enfants.

Au parent que je suis, ces choses rappellent l’avantage de faire des économies, d’investir et d’éduquer.

Au citoyen que je suis, elles rappellent le besoin de pousser les décideurs à faire œuvre utile.

Je souhaite qu’ils inventent des mesures audacieuses pour prévenir les dérives d’une société qui profite à une infime minorité des privilégiés et abandonne sa propre jeunesse au désespoir.

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