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Les festivités de la Semaine de la Fierté de Timmins repoussées en septembre

Des gens sur un trottoir avec des drapeaux arc-en-ciel.

Fierté Timmins Pride manque de bénévoles. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Radio-Canada

Fierté Timmins Pride a annoncé mardi qu’elle ne pourrait organiser sa Semaine de la Fierté en juin, citant un manque de bénévoles et d’engagement de la communauté dans la planification de l’événement. Les mêmes raisons ont été évoquées lorsque l'annulation du défilé a été annoncée en mai. Les festivités auront donc lieu quelques mois plus tard, en septembre.

En mai, le comité organisateur ne comptait que trois membres et avait de la difficulté à trouver de l’aide. L’épuisement des bénévoles a été remarqué dans plus d’une communauté qui organise des événements dans le cadre du Mois de la Fierté.

La pandémie a été difficile pour nos bénévoles. Plusieurs d’entre eux ont choisi de prendre du recul du bénévolat parce qu'ils ne pouvaient faire grand-chose au pic de la crise sanitaire, explique Doug Judson, organisateur du festival transfrontalier Borderland Pride, dans le Nord-Ouest de l'Ontario et au Minnesota.

Les responsables de Fierté Timmins Pride croient avoir causé une panique en annonçant le déplacement des festivités. Cette décision a eu un effet domino dans la communauté.

D’autres organismes de Timmins, qui organisaient eux aussi leurs propres événements de la Fierté, ont choisi de se synchroniser avec Fierté Timmins Pride pour tenir des événements en même temps.

Tout le monde est fatigué. Il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas beaucoup de temps et ça devient de plus en plus difficile, explique le président de Fierté Timmins Pride, Matthieu Villeneuve.

Il faut se retrousser les manches

En plus de sonder l'intérêt des participants aux activités pour trouver de nouveaux bénévoles, Fierté Timmins Pride a lancé un appel au public sur les médias sociaux, sans succès. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. En 2017, l’organisme a ramené la semaine à seulement trois jours d’activités.

« On a vraiment besoin de personnes pour nous aider. Si ce sont les mêmes trois personnes, on devient fatigués et on ne voudra plus le faire. »

— Une citation de  Matthieu Villeneuve, président de Fierté Timmins Pride

Après avoir annoncé le déplacement des festivités au mois de septembre, Fierté Timmins Pride a pu recruter cinq nouveaux membres pour son comité organisateur.

L’organisation des festivités à Fort Frances pour le festival Borderland Pride a été compliquée par quelques éléments, dont la réticence des bénévoles à s’engager à nouveau après deux ans de pandémie. D’après Doug Judson, la décision de Fierté Timmins Pride était nécessaire pour mettre en évidence le problème.

Je peux comprendre aussi que les gens sont épuisés. Parfois, il faut envoyer ce genre de message pour inviter de nouvelles personnes à nous joindre et pour dire à la communauté que s’ils veulent une Fierté dans une petite communauté, il faut se retrousser les manches et travailler pour l’obtenir, explique M. Judson.

Une année pour reconstruire

Bien que ses festivités n’auront pas lieu en juin, le fait de pouvoir offrir quelque chose à l’automne réjouit Fierté Pride Timmins. D’après Matthieu Villeneuve, il n’est pas surprenant d’avoir connu des difficultés en préparant l’événement.

Toutes les organisations sont comme ça. C’est difficile d’avoir des membres. Nous avons tous le même problème, ce n’est pas seulement nous, explique-t-il.

À Fort Frances, les organisateurs de Borderland Pride ont surtout eu des difficultés avec la promotion de leurs festivités et la mise en place de partenariats.

Nous avons commis quelques petites erreurs de planification qu’on avait apprises par le passé, mais que nous avons un peu oubliées depuis le début de la pandémie, avoue M. Judson.

Il rappelle tout de même que ces événements sont d’une grande importance pour les petites communautés du Nord ontarien puisque nous sommes souvent les seuls organismes consacrés à la communauté LGBTQ2.

Nous sommes souvent le premier point de contact pour une personne qui vit des difficultés par rapport à son orientation sexuelle, son identité de genre ou sa façon de s’exprimer ou encore qui cherche des ressources et de l’appui, poursuit-il.

D'après les informations de Francis Beaudry

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