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La moitié des Canadiens préoccupés par le coût du logement, selon Statistique Canada

Un dessin montrant une femme avec un panier d'épicerie sur une échelle inflationniste.

L'enquête de Statistique Canada révèle qu'une large proportion des personnes sondées au pays sont inquiètes de l'augmentation du coût de la vie et de l'inflation qui a atteint 6,8 % en avril.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Près d’un Canadien sur deux, soit 56 %, s’estime préoccupé ou très préoccupé par sa capacité financière à se loger, selon une nouvelle enquête réalisée par Statistique Canada du 19 avril au 1er mai dernier et publiée jeudi.

Les augmentations de prix des logements, notamment le coût des maisons, des appartements locatifs, de l’eau, du combustible et de l’électricité, ont bondi de près 7,4 % en avril par rapport à l’an dernier, et cela préoccupe une majorité de Canadiens.

L’enquête de Statistique Canada révèle aussi que plus d’un Canadien sur deux âgés de 15 à 29 ans et deux Canadiens sur cinq âgés de 30 à 39 ans se déclarent très préoccupés par leur capacité à assumer leurs coûts de logement.

L’augmentation des prix a aussi une incidence sur la capacité des Canadiens à déménager. Ainsi, 40 % des gens sondés âgés de 15 à 39 ans ont affirmé vouloir changer de logement ou acheter une propriété, mais ont dit ne pas l’avoir fait en raison des coûts de plus en plus élevés. Dans l’ensemble de la population, ce sont 24 % des répondants qui ont admis ne pas avoir déménagé en raison des prix élevés de l’immobilier.

Cependant, les Canadiens plus âgés sont davantage susceptibles de posséder déjà une propriété, ce qui explique sans doute qu’ils sont moins préoccupés à ce sujet, note Statistique Canada dans son enquête.

Ruée attendue dans les banques alimentaires

L’enquête de Statistique Canada met en lumière une autre conséquence dramatique de l’inflation élevée au pays : la fréquentation des services d’aide alimentaire.

À cet égard, 20 % des Canadiens croient très probable ou plutôt probable d’avoir recours aux organismes communautaires qui offrent des repas ou des denrées alimentaires. C’est dix fois plus que durant les premiers mois de la pandémie, indique Statistique Canada.

Avec les besoins croissants depuis le début de l’année 2020, la nécessité d'avoir accès à des banques alimentaires et leur fréquentation est en constante progression. Les familles qui ont au moins un enfant de moins de 18 ans sont trois fois plus susceptibles que les ménages sans enfant d’y avoir recours, d’après Statistique Canada.

La sécurité alimentaire est au centre des préoccupations des Canadiens, révèle l’enquête. L’augmentation de près de 10 % du prix des denrées n’y est pas étrangère; il s'agit de la principale inquiétude de 43 % des personnes interrogées au pays.

Suivent les transports, le logement et les dépenses courantes des ménages. On note toutefois dans l’étude de Statistique Canada certaines disparités dans ces données entre les provinces, ainsi qu'entre les personnes qui vivent en milieu urbain et rural – par exemple sur le coût des transports.

Mais les prix de l’essence sont une préoccupation quasi universelle pour les Canadiens, qui sont préoccupés à près de 94 % de son coût – qui se répercute sur d’autres secteurs de l’économie.

Réduire la consommation pour freiner l’inflation

La principale mesure qu’entendent prendre les Canadiens pour faire face à l’inflation très élevée au pays est de réduire leur consommation. Non seulement la moitié d’entre eux a déclaré avoir cherché des soldes ou des produits à prix réduits, mais une proportion semblable dit s’être rabattue sur des produits ou des marques de remplacement – moins chers.

Le quart des Canadiens a révélé avoir emprunté de l’argent ou s’être endetté davantage pour payer ses dépenses quotidiennes, selon l’étude de Statistique Canada.

Les ménages les plus pauvres, les jeunes et les personnes racisées sont toutefois plus susceptibles d’avoir emprunté de l’argent ou de s’être endettés, d’après les données recueillies dans l’enquête.

Pour faire face à l’inflation, de nombreux Canadiens ont dû puiser dans leur épargne, ou épargner moins – pour le quart d’entre eux.

L’inflation a atteint 6,8 % au Canada en avril. Et si les trois quarts des Canadiens affirment que la hausse des prix a une incidence sur leur capacité à payer leurs dépenses courantes chaque mois, les personnes qui ont de faibles revenus sont davantage préoccupées par l’inflation élevée.

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