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Le Canada n’atteindra pas ses objectifs de financement en défense, selon un rapport

Zoom sur le drapeau du Canada qui figure sur l'uniforme porté par l'un des membres des Forces armées canadiennes.

Selon le directeur parlementaire du budget, il faudrait investir 75 milliards $ sur 5 ans dans la défense pour y parvenir.

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

Radio-Canada

Le Canada est encore loin de son engagement de 2006 envers l’OTAN de consacrer 2 % de son produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires. Le gouvernement devrait investir entre 13 et 18 milliards $ supplémentaires chaque année pour atteindre son objectif.

C’est ce que révèle un rapport du directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, qui a été rendu public jeudi.

Le DPB note toutefois que les dépenses militaires du Canada ont augmenté de manière significative depuis 2014. Ainsi, les dépenses de défense nominales ont augmenté de 67 % entre 2014 et 2021, même si cette hausse correspond à une augmentation de 40 % du PIB, selon ce qu’indique le DPB.

Aussi, selon les projections du DPB , au total, les dépenses militaires du Canada vont grimper de 36,3 milliards $ en 2022-2023 à 51 milliards $ en 2026-2027, soit des dépenses de 1,33 % à 1,59 % du PIB du Canada.

Même avec les investissements massifs et l’augmentation du budget du ministère de la Défense nationale, il y a donc un écart important pour atteindre 2 % du PIB, convient le directeur parlementaire du budget. Il faudrait qu’Ottawa ajoute 18 milliards $ au budget consacré à la défense en 2022-2023, et 13 milliards $ en 2026-2027.

Le DPB note qu’Ottawa devrait investir 75,3 milliards $ de plus au cours des cinq prochaines années pour parvenir à des dépenses de 2 % de son produit intérieur brut.

Nouvelles dépenses, nouveaux équipements

La part la plus importante du budget du ministère de la Défense nationale est consacrée à son personnel, selon le rapport du DPB. La part du budget qui est dévolue à l’achat de nouveaux équipements est en augmentation depuis 2014, mais elle se situe sous la barre de 20 % du budget que demande l’OTAN aux États membres, dont le Canada.

En 2017, Ottawa s’était engagé à investir à long terme dans les Forces armées canadiennes avec sa politique de défense Protection, sécurité, engagement (PSE). Le gouvernement voulait ainsi maintenir et même augmenter les capacités de l’armée canadienne. Les investissements en vertu de cette politique devraient totaliser 553 milliards $ sur 20 ans – jusqu’en 2036-2037.

L’acquisition de nouveaux équipements militaires, prévue dans PSE, atteindrait 164 milliards $, d’après le rapport du DPB.

Les exigences de l’OTAN en matière de financement des forces armées comprennent cependant différentes catégories de dépenses, comme les pensions versées aux anciens combattants. Elles comprennent aussi des dépenses publiques dans les forces paramilitaires comme la Garde côtière canadienne, et la contribution au maintien de la paix et aux activités humanitaires, de même que les paiements aux organismes de sécurité, qu’ils soient au Canada ou ailleurs.

Cette méthode de calcul des dépenses en défense a fait grimper de 7 milliards $ le budget militaire du Canada en 2017, et ce sont là des dépenses récurrentes, explique le DPB dans son rapport.

La comptabilité des dépenses de défense en pourcentage du PIB est un calcul somme toute simple, déclare le DPB, mais même avec des investissements de 1,59 % du PIB en 2026-2027, le Canada va demeurer en deçà de son engagement envers l’OTAN.

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