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Le Canada songe emprunter un navire de recherche en attendant le sien pour la côte est

Le NGCC Hudson au port, près du pont.

Le NGCC Hudson dans le port d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, en mars 2021. Il s'agit d'un navire de recherche océanographique de la Garde côtière canadienne.

Photo : CBC / Steve Lawrence

Radio-Canada

La Garde côtière canadienne envisage d'affréter un navire de recherche pour une période pouvant aller jusqu'à cinq ans en attendant la construction de son nouveau navire de science halieutique d'un milliard $.

Avoir un plan de secours au cas où une autre pandémie frapperait ou quelque chose d'autre, je pense que c’est toujours une bonne gestion. C'est pourquoi nous avons mis en place cette police d'assurance, dit le commissaire adjoint Gary Ivany.

Une demande d'information a été faite pour un navire scientifique provisoire sur la côte est de 2023 à 2026, avec une option pour deux années supplémentaires.

La Garde côtière pensait pouvoir maintenir en service le navire scientifique extracôtier NGCC Hudson jusqu'à ce que son remplaçant soit prêt. Mais une panne de moteur l'automne dernier a forcé le navire de 59 ans, vers sa retraite.

Le NGCC Hudson en mer, près de côtes.

Le NGCC Hudson, un des navires de recherche de la Garde côtière canadienne, a été mis en service en 1964.

Photo : @DFO_Science/Twitter / Pêches et Océans Canada

La construction d'un nouveau navire pour les sciences océanographiques est commencée au chantier naval Seaspan à Vancouver.

Livraison attendue en 2025

La date de livraison est maintenant prévue pour 2025, mais Seaspan a refusé de fournir une date précise.

Le découpage de l'acier est en cours. Les travaux progressent bien. Des matériaux à long terme ont été achetés. Nous sommes donc très confiants, dit Greg Ivany.

Le porte-parole de Seaspan Adam D'Agostino dit que les travaux ont été impactés par la COVID-19, mais que la compagnie a pu maintenir son chantier naval ouvert et opérationnel.

Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec la Garde côtière et la marine pour atténuer l'impact de la pandémie sur nos programmes et nos livraisons de navires., dit-il.

Problème à l'échelle mondiale

Timothy Choi, expert en construction navale à l'Institut canadien des affaires mondiales, explique que Seaspan n’est pas la seule usine avec des retards.

Même les Chinois, avec leurs ressources humaines incroyables, retardent leur construction navale. Personne n'est donc à l'abri de ça. Et le fait que la Garde côtière présente cette proposition provisoire à ce stade nous dit qu'elle en est bien consciente, croit cet expert en construction navale.

Il ajoute que trouver un tel navire n’est pas simple.

Demander un remplacement intérimaire qui se trouve en fait quelque part dans le monde est très important. Maintenant, savoir si ce navire existe réellement est une autre question, souligne Timothy Choi.

Une immense grue se dresse au milieu d'une cour du chantier naval

Le chantier naval Seaspan à Vancouver devait livrer le premier navire de science halieutique au début de 2017.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Même si le nouveau navire de Seaspan respecte cette dernière date de livraison, il faudra du temps pour le mettre en service.

La livraison du navire de remplacement du NGCC Hudson est constamment repoussée depuis son annonce dans la Stratégie nationale de construction navale du gouvernement Harper il y a 15 ans.

Il devait au départ coûter 109 millions $ et être livré en 2017. Depuis, le prix a presque décuplé et la livraison a été reportée à 2021, 2023, 2024 et maintenant 2025.

Avec le navire Hudson amarré en permanence à l'Institut océanographique de Bedford, le ministère des Pêches et des Océans a dû emprunter un navire pour mener ses activités scientifiques sur la côte est.

Ce printemps, il a versé 5,1 millions $ à l'Institut océanographique de Woods Hole au Massachusetts pour utiliser son navire de recherche pour effectuer des relevés de surveillance du climat océanique au large de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Il faudra sans doute louer le navire pour les relevés prévus à l'automne. La Garde côtière a aussi l'intention d'utiliser certains de ses autres navires pour des travaux scientifiques.

Avec les informations de Paul Withers de CBC

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