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Crise du logement : pas de scénario catastrophe en vue pour le 1er juillet à Gatineau

Une pancarte sur laquelle est écrit « à louer » devant un immeuble de Gatineau.

Le taux d'inoccupation à Gatineau est à peine supérieur à 1 % (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le 1er juillet approche à grands pas, des élus et des intervenants de Gatineau n'envisagent pas de scénario catastrophe malgré la crise du logement qui sévit depuis plusieurs années dans la région.

Dans trois semaines, des milliers de ménages à Gatineau comme ailleurs au Québec quitteront leur logement pour une nouvelle adresse. D'autres devront frapper à la porte des services d’aide.

On a facilement une trentaine de ménages qui sont sans logis. Soit qu’ils sont hébergés chez des amis, en camping sauvage, en hébergement commercial ou dans nos logements de dépannage [...] Et ça, c’est un chiffre très conservateur, note le coordonnateur de l'organisme Logemen'occupe, François Roy.

Le 1er juillet à l’année à Gatineau

Toutefois, ni la Ville de Gatineau ni les organismes communautaires ne s’attendent à une situation catastrophique, cet été.

Après plusieurs années de crise du logement, l’urgence ne se limite plus au 1er juillet et les acteurs ont maintenant l’habitude d’être sollicités à tout moment de l’année.

« Il n’y aura personne qui sera dans la rue. »

— Une citation de  Louis Sabourin, conseiller et président de la Commission Gatineau Ville en santé

Le 1er juillet, en fait, ça se passe déjà en février. Donc on est déjà prêt pour ça, assure Louis Sabourin, conseiller municipal et président de la Commission Gatineau Ville en santé, qui gère les dossiers d'itinérance.

Même son de cloche du côté de l'organisme Logemen'occupe.

C’est toujours le même scénario. On est dans une belle saison, donc il y a du monde qui s’organise. Mais c’est plus autour du mois d’août, quand vient le temps d'inscrire les enfants à l’école, que là on a un rush, dit-il.

Le coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe, François Roy.

François Roy, coordonnateur de l’organisme Logemen’occupe (archives)

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

« La crise est perpétuelle depuis le début des années 2000. C’est de mois en mois. On est confronté de façon continuelle à des demandes d’aide de ménages ou de familles sans logis. »

— Une citation de  François Roy, coordonnateur de l'organisme Logemen'occupe

Dans les milieux communautaires, une certaine inquiétude demeure, avec un taux d'inoccupation des logements qui dépasse à peine le 1 % et le prix des loyers qui atteint des sommets historiques à Gatineau. Le taux d'équilibre reconnu en matière d'inoccupation de logement est d'environ 3 %.

Le taux d'inoccupation n'a jamais été aussi bas, mais aussi, le coût des logements n’a jamais été aussi élevé, résume François Roy.

La situation risque de s’aggraver pour certains, notamment pour les personnes plus vulnérables, souligne Alexandre Deschênes, organisateur communautaire au sein du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO).

Ça crée une hausse du phénomène d’itinérance. Et si on n'est pas capable de reloger ces personnes, l’urgence sociale devient congestionnée. Ça fait un effet d'entonnoir et on arrive plus à subvenir aux besoins, dit-il.

Construire plus de logements

La solution souvent évoquée est la construction et la création de logements. La Ville de Gatineau, qui a récemment lancé un comité choc sur le logement, étudie d’ailleurs plusieurs options en ce sens.

Notamment, une politique de droit de préemption, qui permettrait à la Ville de faire la première offre sur des terrains privés, et une stratégie d’inclusion, qui obligerait les promoteurs à prévoir des logements abordables dans leur projet.

Ces mesures ne convainquent toutefois pas l’ensemble des élus.

Avant de mettre en place une stratégie d’inclusion à la Ville de Gatineau, je pense qu’il faut regarder ce qu’il se passe ailleurs, soutient le conseiller municipal et président de la Commission du développement du territoire et de l'habitation, Daniel Champagne.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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