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Des cours de français offerts à des réfugiés ukrainiens

Un groupe de personnes écoute une enseignante en classe.

Le groupe se rencontre quatre fois par semaine, en après-midi.

Photo : Radio-Canada

Jérémie Camirand

Des réfugiés ukrainiens arrivés à Québec peuvent compter sur le Centre Louis-Jolliet pour apprendre le français. Depuis quelques jours, un cours est offert aux jeunes et plus vieux qui ont fui la guerre pour trouver un refuge au pays.

Kate Korniichuk est arrivée à Québec il y six semaines, sans connaître un seul mot de français. Rapidement, elle a pris goût aux cours de francisation offerts au Centre Louis-Jolliet qu’elle prend avec d’autres personnes originaires de l’Ukraine.

C’est vraiment drôle. Notre enseignante est vraiment cool, avoue-t-elle.

Une dame parle à la caméra.

Kate Korniichuk est arrivée au Québec il y a six semaines, mais apprécie déjà les cours de francisation qu'elle suit au centre.

Photo : Radio-Canada

L’une des camarades de Kate, Hannah Tsyferova, une chimiste de 26 ans, débarque au Québec et se débrouille un peu mieux que sa compatriote en français. Assez, même, pour offrir une entrevue complète, dans la langue de Molière, à Radio-Canada.

La guerre a changé mes plans pour la vie, confie-t-elle, pas moins de 24 heures après son arrivée en sol canadien.

Les deux femmes s’entendent sur l’importance des cours de francisation, un impératif si elles veulent pouvoir s’installer au Québec et y trouver du travail.

Ici, ça recrée une vie de communauté

Le Centre Louis-Jolliet a, à sa charge, une trentaine de groupes. Celui dont font partie Kate et Hannah a été formé à la dernière minute et est composé uniquement d’Ukrainiens.

Du lundi au jeudi, jusqu’au 29 juin, les élèves se réunissent gratuitement l’après-midi au centre afin d’apprendre les rudiments de la langue française.

Une dame parle à la caméra.

Hannah Tsyferova, une chimiste de 26 ans, est arrivée dans les dernières au pays.

Photo : Radio-Canada

Les responsables du centre ont également transformé l’une de leurs pièces en garderie. Tour à tour, deux femmes prennent le relais afin de permettre aux autres mères de suivre le cours.

L’enseignante ne parle aucunement ukrainien, pas du tout, mais elle arrive à se débrouiller, à communiquer, puis c’est fou, ils rient. Tu sens qu’il y a une communication qui passe entre l’enseignante et les élèves, et ce, peu importe la nationalité, explique Julie Larrivée, directrice adjointe pour le secteur de la francisation au Centre Louis-Jolliet.

Un défi complexe pour les enseignants, certes, mais aussi pour les étudiants.

On a des élèves qui entrent à l’école le matin et on sait qu’il y a eu une rafle dans leur village au pays. [...] Nous, c’est ça notre réalité, c’est ça la réalité de nos élèves, soutient Normande Bédard, conseillère pédagogique au centre.

Une dame parle à la caméra.

Normande Bédard, conseillère pédagogique au centre Louis-Jolliet, est épatée des progrès faits par le groupe.

Photo : Radio-Canada

Cependant, avoue la conseillère pédagogique, ces cours ont un impact sur les élèves qui dépasse la barrière de la langue.

Il y a des gens qui vont se rencontrer ici et ça devient des amis pour la vie, dit-elle.

Ça marche, c’est impressionnant, conclut Mme Bédard.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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