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Le rêve américain s’installe au MNBAQ pour l’été

Au centre, une sculpture en forme de cercle, fait de bouteille vide d'alcool. À gauche, un tableau avec des rouleaux de papier de toilette et des cigarettes. À droite, une oeuvre avec le logo de la boisson gazeuse 7-Up.

La section «Éloge du quotidien» de l'exposition «America. Entre rêves et réalités» du MNBAQ regroupe les oeuvres «Papier de toilette et cigarettes, noir et rose» de Katherine Bernhardt, «Sans titre» de David Hammons et «7-Up» de Claes Oldenburg.

Photo : Radio-Canada / Tanya Beaumont

Pour la première fois, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) s’intéresse à l’art américain. L’exposition America. Entre rêves et réalités propose une centaine d'œuvres pigées à même la collection du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington.

André Gilbert, commissaire d’exposition au MNBAQ, considère qu’America. Entre rêves et réalités, sied bien à la période estivale. C’est une exposition qui est moins cérébrale et plus dynamique.

L'exposition se veut un reflet de la société américaine, des années 1914 à 2020, à travers les oeuvres de 82 artistes.

Think Big

Les visiteurs sont accueillis par Les lèvres de Marilyn Monroe du célèbre Andy Warhol. Juste à côté, un portrait du créateur du pop art, peint par Julian Schnabel datant de 1982. Un chic tableau sur velours noir, clin d’oeil à peine voilé au groupe Velvet Underground autour duquel gravitait Warhol.

À gauche, le tableau de Warhol est une répétition des lèvres de Marilyn Monroe et son portrait est à droite.

Andy Warhol deux fois plutôt qu'une. Son œuvre « Les lèvres de Marilyn Monroe » côtoie son portrait, peint par Julian Schnabel.

Photo : Radio-Canada / Tanya Beaumont

Dès les premiers pas dans la salle du pavillon Lassonde, l'ampleur des tableaux est frappante. Les Américains ont inventé le grand format en peinture après la Seconde Guerre mondiale. Ils cherchaient des formats plus grands pour pouvoir s'investir physiquement. Le commissaire évoque entre autres l'artiste Jackson Pollock qui plaçait ses toiles au sol pour y projeter de la couleur.

Le tableau Numéro 3, 1949: Tigre du maître du dripping fait partie du corpus de l’exposition.

Une sculpture d'une tête de général d'armée portant un casque de guerre. Son nez est un missile. Derrière à gauche, un tableau coloré aux influences psychédéliques.

Le tableau «exercices de tir» de Peter Saul et la sculpture «Général Nucléaire» de Robert Arneson.

Photo : Radio-Canada / Tanya Beaumont

L’art et l’affirmation identitaire

Une des sections de l’exposition est dédiée à l’affirmation identitaire. Plusieurs œuvres font écho au mouvement Black Lives Matter. Le tableau Vaughn Spann est fort évocateur. Il a créé Phénix (L’homme marqué) en 2020 à la suite d’une arrestation due à du profilage racial.

Au centre du tableau coloré, l’artiste a tracé un grand X, représentant la position dans laquelle il a dû se placer pour une fouille corporelle.

« Je dirais que dans les vingt dernières années aux États-Unis, les artistes afro-américains sont parmi les meilleurs artistes. »

— Une citation de  André Gilbert, commissaire d’exposition au MNBAQ

Une oeuvre vidéo de 7 minutes 30 conclut l’exposition. Le message, c’est l’amour; le message c’est la mort d’Arthur Jafa bombarde le spectateur d’images de lutte contre le racisme, sur une musique du rappeur Kanye West.

America. Entre rêves et réalités se termine le 5 septembre 2022.

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