•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Matanie et la Haute-Gaspésie pourront composter cet automne

Des mains dans le compost.

Un bac de compost.

Photo : getty images/istockphoto / Lifecolors

La Ville de Matane va de l’avant avec la construction d'une plateforme de compostage. Les travaux devraient être terminés au début du mois d’octobre prochain.

Si tout va bien, les gens pourront recycler leurs matières organiques quelques jours, voir quelques semaines après la livraison de la plateforme assure le maire Eddy Métivier.

Les bacs bruns seront livrés durant l'automne.

Les détails restent à peaufiner sur la façon dont les citoyens devront procéder pour se départir de leurs matières organiques ou sur la façon de se procurer du composte.

Une campagne d’informations sera mise en branle pour expliquer les procédures, mais surtout pour démystifier cette nouvelle façon de faire qui s'implantera dans le quotidien des gens.

« Ça va être le nerf de la guerre pour justement arriver à démystifier, comment gérer les matières putrescibles de la maison pour arriver à les mettre, pour minimiser les odeurs, dans les bacs bruns. »

— Une citation de  Eddy Métivier, maire de Matane
Le maire de Matane

Le maire de Matane, Eddy Métivier

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Eddy Métivier ajoute que si l'implantation de la troisième voie pour la réduction des déchets est un succès, il y aura un impact sur le portefeuille des citoyens.

Le gouvernement finance une partie des coûts du projet de 4 millions de dollars, le montant sera majoré selon le taux de participation.

« On va avoir des aides financières qui vont être attribuées selon la performance, la quantité de tonnes de matières organiques qui vont être enlevées de notre poubelle grise. »

— Une citation de  Eddy Métivier, maire de Matane
Des butes de terre sous un grand abri en dôme

La plateforme de compostage de la MRC de la Vallée-de-l'Or.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Un long parcours

Matane n’en est pas à son premier projet de recyclage des matières putrescibles. L’entreprise Innoventé voulait créer de l’énergie à partir des déchets. Le projet de 20 millions de dollars était bien avancé, mais l'entreprise a fait faillite avant de produire son électricité pour Hydro-Québec.

Par la suite, la plateforme de compostage a été choisie par la Ville. Les retards dans les échéanciers ont été causés notamment par les exigences gouvernementales, ont expliqué les autorités.

L’expérience de la MRC du Rocher-Percé

La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie composte depuis maintenant 10 ans.

Pour la directrice générale, Nathalie Drapeau, il est essentiel de bien informer la population dès le départ pour assurer le succès du projet, c’est incontournable parce qu’il y a plusieurs aspects qu’il faut dénouer ou clarifier.

Elle souligne qu’au niveau de la collecte, il y a des directives à respecter notamment. Aussi, il faut répondre aux inquiétudes et questionnements des gens entre autres en ce qui a trait aux odeurs et aux insectes.

Elle suggère aussi que la Matanie ne fasse pas la même erreur que la Régie. Le premier été, il y avait une seule collecte aux deux semaines. Cette façon de faire crée des problèmes surtout lors des grandes chaleurs. Depuis, Mme Drapeau assure que durant la saison chaude, il y a une collecte chaque semaine.

Environ 50 % des ménages, en moyenne, participent au compostage dans ce secteur de la Gaspésie. La directrice aimerait qu'il y en ait davantage. On aimerait bien se rendre jusqu’à 80 %, 90 % parce qu’il y a des économies rattachées à ça.

« Le compostage est clairement plus économique que l’enfouissement, mais pour ça, il faut convaincre [les citoyens] un à un.  »

— Une citation de  Nathalie Drapeau, Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie

La région, dit-elle, doit respecter les mêmes règlements que les grands centres, même si elle génère mois de déchets, ce qui coûte très cher aux Gaspésiens.

En plus, on combat deux points non négligeables qui est l’augmentation des matières résiduelles, nous c’est 1 à 2 % par année. [...] Il y a aussi l’indice des prix à la consommation. Quand on se dirige vers du 4 à 5 % par année, c’est difficile de faire baisser la facture annuelle de la gestion des matières résiduelles.

Le gouvernement du Québec exige toujours que toutes les municipalités de la province valorisent les matières organiques d'ici 2025.

Selon Recyc-Québec, 660 municipalités offrent la collecte du bac brun jusqu’à présent. C’est un peu plus de la moitié des 1107 municipalités que compte la province.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !