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Le relais extrême, un sport traditionnel autochtone pour les friands d’adrénaline

Les coureurs franchissent la ligne d'arrivée lors de l'épreuve de relais extrême dans la Première Nation de Saulteaux.

Le relais extrême consiste à sauter d’un cheval à l'autre en pleine course et sans selle.

Photo :  (Olivia Stefanovich/CBC)

Radio-Canada

Membre de la Nation crie de Red Pheasant, en Saskatchewan, Jay Peeaychew se passionne pour une course de chevaux compétitive appelée relais extrême.

Jay Peeaychew en est à sa cinquième année en tant que coureur de relais. Il a été initié à ce sport par un oncle alors qu'il n'avait que 14 ans et il n'a jamais cessé de le pratiquer depuis.

Le relais extrême consiste, pour des équipes de cavaliers, à faire des tours de piste et à sauter d’un cheval à l'autre en pleine course et sans selle.

Considérée comme un des premiers sports extrêmes en Amérique du Nord, la course à relais traditionnelle à dos de cheval a connu un essor au Canada ces dernières années, particulièrement dans les communautés autochtones.

L'échange est la meilleure partie : j'adore cette portion de la course, elle me passionne, indique Jay Peeaychew.

Pour le faire sans selle, il n'y a rien d'autre à quoi s'accrocher que les crins du cheval et notre propre volonté, dit-il.

En mai dernier, Jay Peeaychew a participé au festival Manito Ahbee, à Winnipeg, avec l’association d'élite des courses à relais autochtones (EIRA). C'était la première fois que ce sport figurait au programme de ce festival annuel qui célèbre les arts, la culture et la musique autochtones.

Jay Peeaychew monte son cheval lors d’une course.

Jay Peeaychew, membre de la Nation crie de Red Pheasant, en Saskatchewan, pratique le relais extrême depuis l'âge de 14 ans.

Photo : CBC

Filer dans la dernière ligne droite, regarder le sol, voir à quelle vitesse on va, sentir le vent souffler sur son visage, dépasser des gars et se faire dépasser, c'est la meilleure sensation qui soit. Rien ne vaut ça, ajoute M. Peeaychew.

« C'est un sport difficile qui demande beaucoup de courage. »

— Une citation de  Jay Peeaychew, coureur de relais extrême

Un sport hippique d’équipe

Le propriétaire de l'équipe In It 2 Win It, dans laquelle évolue Jay Peeaychew, qualifie ce sport d'affaire de famille.

Charles Stone indique que ce sport permet de développer de grandes valeurs communautaires.

Nous avons probablement de 20 à 25 personnes, au moins, qui nous suivent au sein de notre propre groupe pour s'assurer que tout est fait, pour s'amuser avec les petits-enfants et pour passer du temps en famille.

Les chevaux au cœur de cette passion

L'annonceur vétéran Earl Wood, de la Nation crie de Saddle Lake, en Alberta, affirme que le relais extrême fait partie de la vie des Autochtones depuis longtemps : Cet élément est présent ici depuis des temps immémoriaux.

Nous avons eu des liens avec ces animaux. Ces chevaux nous sont apparentés et sont tout aussi guerriers que les guerriers qui les chevauchent. Chaque pas est un pas de réclamation, de revendication de ce que nous sommes en tant que peuple autochtone, explique-t-il.

Pour sa part, Vern Stick Antoine, président de l'Association d'élite de relais extrême (EIRA), propriétaire de l'équipe Stick Racing et membre de la Nation crie de Poundmaker, en Saskatchewan, souligne que les chevaux sont d'anciens chevaux de course achetés à des conducteurs de chariots en Saskatchewan et en Alberta.

M. Antoine est impliqué dans ce sport extrême depuis cinq ans et a créé cette association il y a deux ans.

Quant à Jay Peeaychew, il souhaite voyager dans l'Ouest canadien au cours de l'été pour assister à des courses.

Avec les informations de Renée Lilley

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