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Pierre Lapointe en six chansons

Pierre Lapointe.

Seul sur scène avec un piano, Pierre Lapointe présentera samedi, au Centre national des Arts (CNA), une rétrospective de sa carrière.

Photo : ATTRACTION IMAGES / Éric Myre

Vingt ans de carrière. Plus d’une dizaine d’albums. Pierre Lapointe détient une longue feuille de route. Seul sur scène avec un piano, celui qui a grandi à Gatineau présentera une rétrospective de sa carrière samedi au Centre national des Arts (CNA). Voici six chansons marquantes de son répertoire.

Deux par deux rassemblés

Parmi toutes ses pièces, Deux par deux rassemblés, sur l’album La forêt des mal-aimés, demeure un incontournable pour le public, indique Pierre Lapointe.

Cette chanson a un thème et un fondement assez purs. Ça parle du fait qu’on espère, un jour, être heureux à deux et trouver sa place, raconte-t-il. J'ai décidé de vendre une idée très noble : celle de vouloir être aimé.

Revisitée sur l’album Seul au piano, cette version beaucoup plus sobre semble de plus en plus connue du public. Ça me fait plaisir, parce que c’est peut-être plus en phase avec l’âge que j’ai, et la carrière que j’ai maintenant, ajoute le chanteur et musicien.

Le columbarium

Ayant grandi en Outaouais, Pierre Lapointe a fait ses débuts dans la région.

À 19 ans, il a remporté le concours Tout nouveau, tout show, qui avait alors lieu dans le secteur d’Aylmer, à l’Auberge Symmes. À l’époque, il y avait présenté, entre autres, Le columbarium. Cette chanson-là, c’est le début de tout, se souvient l’artiste.

« Le columbarium, je l'ai écrite sur la rue Sillery, à Gatineau. Je me souviens exactement du moment où j'ai écrit cette chanson-là au piano, dans le salon, chez mes parents. »

— Une citation de  Pierre Lapointe, auteur-compositeur-interprète

En 2001, l’auteur-compositeur-interprète s’est également fait remarquer à l’ancien festival Musiqu'en nous, à Saint-André-Avellin, consacré aux artistes de la relève.

Nos joies répétitives

Nos joies répétitives – dont le titre apparaît d’abord sur Punkt, puis sur Paris Tristesse en version épurée – est l’une des chansons fétiches de Pierre Lapointe. Pour lui, elle représente bien sa façon très lucide, voire un peu déprimante, de voir le monde, la vie et les relations humaines.

Je dis toujours que j’écris des petits aveux de défaites, c’est-à-dire des petits moments où on accepte, en tant qu'humain, l'idée qu'on est moins fort, moins beau et moins brillant qu'on voudrait. Et je trouve que c’est là que l'humain commence à être beau, fort et brillant, souligne l’artiste.

Le texte de Nos joies répétitives aborde le fait que l’humain a tendance à se réfugier dans les mêmes gestes et les mêmes lieux pour se rassurer.

« Cette chanson-là représente bien [...] que la vie n’est pas extraordinaire, mais elle n’est pas complètement merdique non plus : elle est entre les deux. On finit par avoir de grandes petites joies là-dedans. »

— Une citation de  Pierre Lapointe, auteur-compositeur-interprète

Les fleurs d’une autre dimension

Depuis le début de sa carrière, Pierre Lapointe collabore avec différents artistes. Parmi ses plus fidèles complices, le musicien, arrangeur et directeur musical Philippe Brault l’accompagne depuis de nombreuses années. Il a notamment collaboré à la création du spectacle La forêt des mal-aimés.

C’est vraiment la rencontre qui reste, et qui est la plus présente, fait valoir Pierre Lapointe.

La pièce Les fleurs d’une autre dimension, sur son plus récent album, L’heure mauve, incarne particulièrement l’essence de cette collaboration de longue date. L’heure mauve, dont Philippe Brault signe la plupart des arrangements, on l’a fait en un temps record. Ça s’est fait aussi rapidement, parce qu'on se connaît bien et on sait exactement de quoi l'autre est capable, explique l’artiste.

Les fleurs d’une autre dimension s’est créée dans la joie et dans l’allégresse, malgré la pression d’un délai d’écriture court et rapide. Dans cette chanson, la qualité de l'écriture est là, et les arrangements de Philippe Brault sont à la fois extrêmement simples et efficaces, poursuit-il.

Le même café, la même rue

Toujours sur L’heure mauve, la pièce Le même café, la même rue est l’un des textes dont il est le plus fier.

Le concept de l’album étant d’interpréter des classiques de la chanson – signés par Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Erik Satie, entre autres – puis de composer de nouvelles chansons en lien avec ces reprises, celle-ci constitue sa réponse au classique Non, je n’ai rien oublié, de Charles Aznavour.

« Le même café, la même rue s’est imposée d'elle-même, et j'aime bien quand ce processus-là se fait naturellement. »

— Une citation de  Pierre Lapointe, auteur-compositeur-interprète

J'ai réussi à faire une symbiose hyper forte entre la mélodie et le texte, tout en restant simple, et tout en évoquant des images prenantes et émouvantes, estime-t-il. Ce n’est pas le texte le plus compliqué que j’ai écrit, mais justement, c’est dur d'arriver à une forme de simplicité comme ça.

Qu’est-ce qu’on y peut?

Parmi ses collaborations les plus marquantes, Qu’est-ce qu’on y peut?, qu’il signe avec la chanteuse française Clara Luciani, en est une qu’il chérit particulièrement.

Cette chanson-là s’est faite extrêmement rapidement. On n’avait pas le temps de se voir : je partais pour Montréal, elle était à Paris. Je suis allé la voir un matin, vers 8 h, et on a coécrit ça, en pyjama, se remémore Pierre Lapointe.

Il s’agit d’une pièce compliquée à chanter, précise-t-il. Étrangement, spontanément, on a décidé que, même si c'était une fille, elle allait faire la voix basse et moi, la voix haute. On a chacun écrit nos textes, et les deux se complètent extrêmement bien.

Pour lui, les meilleures collaborations naissent souvent de belles amitiés. C’est extraordinaire d'avoir un métier où des amitiés finissent par créer de nouveaux objets qu'on peut partager après avec les autres, conclut Pierre Lapointe.

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