•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Création d’un refuge marin au large de la Nouvelle-Écosse

On voit un concombre de mer dans son habitat naturel, au fond de l'océan.

Le concombre de mer fait partie des animaux marins que l'on retrouve dans les eaux profondes du refuge marin des canyons orientaux.

Photo : Gracieuseté Jean-François Hamel et Annie Mercier

Radio-Canada

En cette journée mondiale des océans, le ministère des Pêches et des Océans annonce la création d’un refuge marin des canyons orientaux, une zone d’eaux très profondes, au large de la Nouvelle-Écosse.

Cette zone a été identifiée en 2018 pour protéger les espèces et les habitats sensibles. Il s’agit d’une très grande zone, d’environ 36 000 km2, soit presque quatre fois la superficie du Cap-Breton, à 60 km à l’est de l’île de Sable.

La zone de conservation au large de la Nouvelle-Écosse.

La zone de conservation au large de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Par communiqué, Pêches et Océans affirme qu’il crée un refuge marin qui réduira au minimum les répercussions sur les pêches, tout en atteignant les objectifs de conservation de la région.

Fred Whoriskey, biologiste marin à l’Université Dalhousie, affirme qu’il s’agit d’une décision importante.

C’est une place assez spéciale, c'est très profond, on peut parler de 2000 à 3000 m de profondeur. Des animaux qui sont à cette profondeur sont assez uniques. On comprend très mal les liens entre les eaux de surfaces et l’eau des zones profondes, dit-il en ajoutant que la protection de la zone leur permettra de mieux comprendre ces liens.

Un homme devant un édifice de l'Université Dalhousie.

Fred Whoriskey, biologiste marin à l’Université Dalhousie

Photo : Radio-Canada

Le biologiste précise que plusieurs espèces d’animaux et d’organismes seront ainsi protégées, comme des coraux, des éponges, des concombres de mer et des baleines à bec communes (Northern Bottlenose Whale).

Il ajoute que la protection de cette zone permettra aux scientifiques de mieux connaître l’écosystème des eaux profondes et d’étudier les différentes molécules qui s’y retrouvent.

Pêches et Océans précise que désormais les pêches commerciales au chalut de fond sont interdites dans le refuge marin, à l’exception d’une zone de gestion spécifique de la pêche à la palangre, qui représente 0,2 % de la superficie du refuge.

La création de ce refuge marin permet au Canada de protéger plus de 14,6 % de ses océans. L’objectif de Pêches et Océans est de conserver 25 % des océans d’ici 2025 et 30 % d’ici 2030.

Avec des informations de Paul Légère

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !