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Les avocats de l’aide juridique font la grève en Abitibi-Témiscamingue

Une dizaine d'avocats portent une toge devant le palais de justice de Val-d'Or. Ils brandissent des pancartes demandant la parité.

Les avocats et avocates de l'aide juridique se sont rassemblés mercredi devant le palais de justice de Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les 23 avocats de l’aide juridique de l’Abitibi-Témiscamingue ont fait la grève mercredi matin.

Représentés par la Fédération des avocats et avocates de l’aide juridique du Québec (FAAJQ), ils se joignent à un mouvement provincial pour réclamer la parité avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales. Ils sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2019.

Selon le syndicat, Québec propose des augmentations de salaire de 6% sur trois ans pour ses membres, tandis que les procureurs de la Couronne ont obtenu 10 % sur quatre ans.

Présidente régionale du syndicat, Me Marie-Claire Lemieux estime que le principe de parité est crucial pour préserver l’image du système de justice au Québec. La parité a toujours été reconnue et on n’accepte pas d’y renoncer, précise-t-elle.

« On considère qu’on fait le même travail et que rien n’a changé qui justifie qu’ils [les procureurs de la Couronne] soient mieux payés que nous. On représente les gens les plus vulnérables de la société. On trouve inégal que le poursuivant soit mieux payé que celui qui défend. »

— Une citation de  Me Marie-Claire Lemieux, présidente régionale du syndicat des avocats de l'aide juridique
Me Marie-Claire Lemieux à la manifestation des avocats de l'aide juridique devant le palais de justice de Val-d'Or.

Me Marie-Claire Lemieux, présidente du syndicat des avocats de l'aide juridique de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Recrutement et rétention

Me Lemieux affirme que les conditions proposées aux avocats de l’aide juridique auront aussi un impact sur le recrutement et la rétention du personnel.

On n’est pas compétitifs si on n’offre pas les mêmes salaires et les mêmes conditions, croit la présidente. Il y a des avocats d’expérience qui vont aller vers le DPCP. Notre travail demande de la polyvalence, parce qu’on représente les clients dans toutes les sphères de leur vie, que ce soit en droit familial, en protection de la jeunesse ou en droit du logement, par exemple. Veut, veut pas, on fait aussi du travail social en les accompagnant. On fait parfois plus que ce qu’un avocat fait normalement.

En plus d’une demi-journée mercredi, les avocats de l’aide juridique prévoient une journée complète de grève demain (jeudi).

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