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Procès pour meurtre de Lise Danais : un médecin légiste explique les causes du décès

Une femme au cheveux brun.

Lise Danais a été victime d'un homicide en mars 2019.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Le procès de l’adolescent accusé de meurtre de Lise Danais s’est poursuivi au palais de justice de Winnipeg, mardi, alors que les jurés ont pu entendre un pathologiste présenter le rapport d’autopsie sur la mort de la victime, le 26 mars 2019.

Le médecin légiste et assistant professeur au département de médecine légiste à l’Université du Manitoba, le Dr John Younes, témoignait pour la Couronne.

Il affirme que Mme Danais, âgée de 51 ans, était couchée dans son lit, à sa résidence du quartier Southdale de Winnipeg, lorsqu’elle a été frappée à la tête du côté gauche à 5 ou 6 reprises par un bâton de baseball, un pied de biche ou tout autre objet contondant long.

Ces coups ont provoqué du saignement au cerveau et des fragments d’os, qui seraient la cause de son décès, selon le Dr Younes. Il soutient que son décès a dû survenir quelques minutes après qu’elle eut été frappée.

Lorsque les secours sont arrivés, cela faisait moins de 4 heures qu’elle était morte, selon Dr Younes.

Selon le médecin légiste, Mme Danais a également subi une fracture aux bras et aux doigts alors qu’elle aurait levé ses mains et ses bras pour se défendre.

Il n’a pas noté de traces d’agression sexuelle sur le corps de Mme Danais, alors que le test à cet effet a été fait.

L'accusé ne peut être nommé en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

CBC/Radio-Canada ne révèle pas certains détails de l'affaire pour ne pas identifier cette personne mineure.

La famille de la victime soutient que l’adolescent accusé de ce meurtre présumé est innocent et que ce serait plutôt la faute d’un tiers.

Un détective analyse l’alibi d’un collègue de travail

Depuis 2018, Lise Danais se disait harcelée par un collègue de travail, selon des messages qu’elle a transmis à ses proches et présentés lors du procès.

Mardi après-midi, le policier Kenneth Michael Lepage responsable d’enquêter au sujet de l’alibi de ce collègue de travail a témoigné.

L’enquêteur Lepage a confirmé que l’homme en question est entré au sur ses lieux de travail à 9 h 04, selon sa carte magnétique et qu’il a quitté les lieux à 17 h 49. Peu avant midi, il a pris une pause à l’extérieur. Des vidéos ont été présentées aux jurés.

M. Lepage indique que ses vêtements étaient les mêmes durant toutes ses entrées et sorties. Une seule porte peut être utilisée et est sécurisée à l’aide d’une carte magnétique. Il soutient que les autres portes, lorsque franchies, déclenchent une alarme.

Selon lui, il est impossible que cet homme soit sorti de son travail incognito, se rendre à la résidence de Mme Danais, la tuer, se laver, changer ses vêtements et revenir au travail.

Les policiers ont été appelés à se rendre chez Lise Danais à 10 h 53, le jour du meurtre, selon le témoignage du policier.

Lors du contre-interrogatoire de l'enquêteur Kenneth Michael Lepage, la défense a sous-entendu que le meurtre aurait pu être commis par cet individu avant 9 h.

Elle a aussi fait ressortir que le policier ne s’était concentré que sur les déplacements de cet homme à partir de neuf heures le matin jusqu’au soir et aurait omis de parler de ce qui se serait passé avant.

La police a auparavant fait savoir aux jurés que la femme de ce monsieur a confirmé qu’il était avec lui. Or, les deux personnes ne dorment pas dans la même chambre.

Mme Danais qui souffrait d’une blessure devait retourner au bureau le 1er avril 2019.

NDLR : lors de l’audience du 10 juin, le procureur de la défense a spécifié que Mme Danais devait retourner au travail le 1er avril 2019, alors qu’il avait précédemment été question du 25 mars, pendant la session du tribunal du 7 juin.

L’enquêteur Lepage a aussi affirmé pendant le contre-interrogatoire que ce collègue de travail a n’a jamais été considéré comme suspect, mais bien comme personne d’intérêt.

Il ajoute que le harcèlement dont les proches de Mme Danais disent qu’elle était confrontée n'est pas prouvé.

Avec les informations d'Anne-Charlotte Carignan

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