•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le 8 juin, une journée pour mieux connaître l’océan

Une baleine à bosse nage dans un océan.

Le 8 juin est la Journée mondiale des océans, décrétée par l'ONU. (archives)

Photo : iStock

Mercredi marque la 14e Journée mondiale des océans, décrétée par l’Organisation des Nations unies (ONU). Pour cette occasion, des chercheurs en océanographie de l’est du Canada invitent la population à en apprendre davantage sur cet écosystème rempli de mystères.

Pour Dany Dumont, professeur en océanographie physique à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et directeur général du Réseau Québec maritime, cette journée est avant tout l'occasion de sensibiliser la population sur plusieurs volets.

Beaucoup des enjeux liés à la crise climatique et aux enjeux de la biodiversité se passent sous nos océans, rappelle M. Dumont, qui s’intéresse notamment à l’interaction entre l’atmosphère et l’écosystème marin dans le but de protéger ces étendues d’eau.

À ce propos, le chercheur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) évoque l’importance symbolique de l’estuaire du Saint-Laurent. Il y a là toute une poésie, une riche histoire maritime, selon Dany Dumont.

« On parle souvent des océans, mais il n’y a en réalité qu’un seul océan. Les parcelles d’eau, les estuaires, tout cela est interrelié. »

— Une citation de  Dany Dumont, professeur en océanographie physique à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et directeur général du Réseau Québec maritime
Dany Dumont au parc du Bic.

Dany Dumont, directeur général du Réseau Québec maritime (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Ce dernier souligne à quel point l’histoire du Québec, et plus particulièrement celle de l’est de la province, est connectée à l’estuaire du Saint-Laurent, et à quel point il est important de s’y intéresser.

Cartographier pour mieux protéger

Si protéger les océans est important, encore faut-il les connaître. Néanmoins, comme l’affirme le chercheur en géoscience marine pour Ressources naturelles Canada Alexandre Normandeau, moins de 25 % des océans à travers le monde sont cartographiés à une résolution adéquate.

« C’est comme si on essayait de gérer nos ressources forestières sans avoir un Google Maps de nos forêts. »

— Une citation de  Alexandre Normandeau, chercheur en géoscience marine

Mine de rien, le fleuve Saint-Laurent entre Tadoussac et Baie-Trinité est relativement bien cartographié, de l’avis du chercheur. Mais presque tout ce qui est à l’est de ça, nous n’avons que des petits morceaux qui sont cartographiés, il manque beaucoup de pièces du puzzle, explique M. Normandeau.

Un homme devant des postes de travail en entrevue.

Alexandre Normandeau croit que la connaissance des fonds sous-marins passe par une meilleure cartographie de ceux-ci. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Isabelle Rochon

La cartographie des océans permet de mieux observer les phénomènes aquatiques, comme les glissements de terrain sous-marins, souvent provoqués par l’activité sismique. Celle-ci serait à l’origine d’incidents géologiques dans l’estuaire observés au large de Pessamit et de Baie-Comeau, note le chercheur.

Quoi qu’il en soit, il reconnaît que les océans demeurent un angle mort de la cartographie mondiale, notamment en raison de ses opérations souvent onéreuses et d’un manque de ressources navales. Nous avons de meilleures cartes de la Lune que de nos propres océans, résume Alexandre Normandeau.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...