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Des sous-verres pour contrer la drogue du viol à Trois-Rivières

Un sous-verre sur une table.

Le reportage d'Amélie Desmarais

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Alors que les cas de drogue du viol se multiplient, et qu'il est presqu'impossible à l'heure actuelle d'avoir la confirmation qu'une personne a été droguée à son insu, une trifluvienne propose que la Ville de Trois-Rivières finance la distribution d'outils de préventions.

Ce serait intéressant d'aider les bars, aussi de leur donner ces outils-là qui coûtent de l'argent, lance Patricia Kramer faisant référence notamment à des sous-verres qui permettent de détecter du GHB ou de la kétamine dans une boisson.

Les sous-verres de l'entreprise lavalloise Alco Prévention Canada ont été distribués dans des bars et universités de la province dont l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) au cours des derniers mois à la suite d'initiatives, principalement du milieu communautaire, pour contrer la drogue du viol.

Vous déposez une goutte de ton verre sur le sous-verre et si les zones de test tombent au bleu, ça veut dire que notre verre a été contaminé, explique Stéphane Maurais le directeur général d'Alco Prévention Canada.

Son entreprise a aussi mis en marché dans les derniers mois des couvercles adhésifs qui limitent l'accès aux verres.

« Une personne sauvée un soir de ne pas être intoxiquée, ce serait déjà ça »

— Une citation de  Patricia Kramer, citoyenne

Patricia Kramer souhaite que la Ville en distribue dans les bars pour protéger les jeunes notamment.

C'est nos adolescents, ils viennent de sortir de pandémie, ils commencent à sortir là t'entends des histoires comme ça, se désole-t-elle. tu te dis qu'est-ce qu'on fait comme adultes, qu'est ce qu'on fait pour les protéger? 

Opération nocturne

Le service de police de la Ville de Trois-Rivières indique que tous les outils qui pourraient aider les policiers dans leur travail sont les bienvenus, toutefois le porte-parole Luc Mongrain prévient que le GHB n'est plus la seule drogue du viol.

Dans les dernières années, on pointait beaucoup le GHB qui était effectivement une substance qui était utilisée mais dorénavant il y a tellement de substance qui peuvent provoquer ce genre d'état-là .

Le service de police entend dissuader les malfrats par des opérations de visibilité dans les bars, dans le projet nocturne en place depuis une vingtaine d'années

On veut vraiment démontrer la présence policière, explique M. Mongrain. On est là également pour recevoir de l'information, s'il y a des gens qui s'adonneraient au trafic de stupéfiants ou si on soupçonne des gens de faire ingérer ces substances là. 

Il indique que plusieurs bars sont aussi munis de caméras de surveillance ce qui permet aux policiers d'effectuer certaines vérifications en cas de plaintes.

Alco Prévention Canada souhaite bientôt pouvoir vendre ses sous-verres, déjà disponible en ligne, en Pharmacie.

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