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Une super-Terre située en orbite autour de son étoile plus petite que le Soleil

Illustration artistique montrant une planète en orbite autour de l'étoile similaire au Soleil HD 85512 dans la constellation australe de Vela.

Une exoplanète en orbite autour d'une étoile similaire au Soleil (Illustration artistique).

Photo : M. Kornmesser

Radio-Canada

Une exoplanète de type super-Terre a été découverte en orbite à la limite de la zone habitable de l'étoile Ross 508.

Découverte par l’astrophysicien Hiroki Harakawa et ses collègues de l’Observatoire astronomique national du Japon, la planète nommée Ross 508 b est située à environ 36,5 années-lumière de la nôtre.

Sa masse estimée, environ quatre fois plus importante que celle de la Terre, laisse à penser qu’elle serait rocheuse plutôt que gazeuse.

L'étoile autour de laquelle elle orbite est une naine rouge de faible intensité environ cinq fois plus petite et moins massive que le Soleil.

L’équipe japonaise l'a mise au jour à l’aide de l’instrument IRD (Doppler infrarouge) installé sur le télescope Subaru, situé sur le bouclier volcanique Mauna Kea, sur l'île d'Hawaï. Ce spectromètre est spécialisé dans la détection d’exoplanètes autour d’étoiles naines rouges qui émettent la majeure partie de leur énergie dans l’infrarouge.

Ross 508 b a été détectée indirectement à l’aide de la technique de la vitesse radiale qui a permis de découvrir plus de 18 % des exoplanètes confirmées à ce jour. Cette méthode implique l'observation de l'effet Doppler-Fizeau, un léger mouvement de recul, dans le spectre de l'étoile autour de laquelle une planète orbite.

Les scientifiques veulent maintenant déterminer si Ross 508 b possède une atmosphère.

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Ross 508 b tourne complètement autour de son étoile Ross 508 en 10,77 jours et se trouve à une distance de seulement 8 millions de kilomètres. Elle se trouverait ainsi à la limite intérieure de la zone habitable autour de la planète.

Le concept de zone habitable, c’est-à-dire la distance entre une planète et son étoile, est considéré comme l’élément central dans la capacité d’une planète à maintenir à sa surface des éléments essentiels à l’apparition de la vie telle que nous la connaissons, notamment de l’eau à l’état liquide.

Dans notre système solaire, Vénus orbite à proximité de la frontière intérieure de la zone habitable, et Mars, à proximité de la frontière extérieure. D’autres facteurs peuvent influer sur l'extension ou le rétrécissement de cette zone.

Plus de 5000 exoplanètes découvertes

En mars dernier, le recensement officiel de la NASA a passé le seuil des 5000 exoplanètes détectées.

En date du 7 juin, pas moins de 5035 ont été officiellement détectées dans plus de 3775 systèmes planétaires.

Plus de 9017 exoplanètes supplémentaires sont actuellement en attente de confirmation.

Les archives officielles de la NASA ne prennent en compte que les découvertes d'exoplanètes qui sont l’objet d’articles scientifiques évalués par des pairs et dont l’existence a été confirmée par des méthodes de détection multiples ou par des techniques analytiques.

Le saviez-vous?

La détection de la toute première exoplanète a été officiellement annoncée le 6 octobre 1995. La Jupiter chaude 51 Pegasi b se trouve en orbite autour de l'étoile 51 Pegasi, située à environ 40 années-lumière de la Terre.

Les autres techniques d’observation

La technique du transit est de loin celle qui a permis de confirmer la présence de la majorité d'entre elles (76,6 %) à ce jour. Elle consiste à détecter une baisse de la luminosité d’une étoile lorsqu’un objet passe devant elle.

La technique des microlentilles gravitationnelles compte pour 2,6 % des découvertes. Cet effet se produit lorsque le champ gravitationnel d'une étoile déforme l'espace-temps, ce qui dévie la lumière issue d'une étoile distante située derrière, à la manière d'une lentille.

L’observation directe, extrêmement difficile, a permis 1,2 % des observations. Comme elles sont petites et sombres, les planètes se perdent facilement dans l'éblouissement des étoiles géantes brillantes autour desquelles elles orbitent. Toutefois, grâce aux télescopes actuels, il existe des circonstances particulières dans lesquelles une planète peut être observée directement. Trois Québécois ont d’ailleurs participé à la création de la première image directe d’exoplanètes. Ils avaient reçu le titre de Scientifique de l'année 2008 de Radio-Canada pour leur exploit.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue de l’Astronomical Society of Japan (Nouvelle fenêtre).

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