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Richard Kistabish à la présidence de la Commission canadienne de l’UNESCO

Richard Kistabish rit de bon coeur devant l'exposition Nin, je suis, I am.

Richard Kistabish, président de l'organisme Minwashin.

Photo : Marie-Raphaëlle LeBlond

Déjà représentant de l’Amérique du Nord auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Richard Kistabish deviendra président de la Commission canadienne de l’UNESCO le 9 juin.

Je suis en retraite et on dirait qu’ils ne l’ont pas vue celle-là, lance celui qui siège pour un deuxième mandat au Groupe de travail mondial pour la Décennie des langues autochtones.

Mon travail consiste surtout à donner des idées de projets, à encourager le monde à entreprendre un processus de revitalisation des langues. Ce ne sont pas que les mots qu’il faut utiliser, mais aussi les éléments de la culture, les arts, les chants, tout ce qui comporte un élément lié à la langue, a-t-il tenu à nuancer.

Ce nouveau mandat s’ajoute à une longue feuille de route pour l’ancien chef de la Première Nation Abitibiwinni et ancien grand chef du Conseil tribal de la nation algonquine, qui milite pour plus de connexions et de discussions. Et pour ça, il faut être à l’écoute des deux côtés et prendre le temps, dit-il. Il faut savoir s’arrêter et réfléchir, et ensuite ça ira mieux pour créer de l’espace dans nos têtes.

« Vous pourriez faire l’exercice d’ajouter un mot par mois et, après un an, avoir 12 nouveaux mots, ça, c’est une façon de sensibiliser la population à la revitalisation de nos langues. »

— Une citation de  Richard Kistabish

Sous l’égide de l’UNESCO, le mandat confié à Richard Kistabish consiste à réfléchir aux enjeux de revitalisation et de conservation des langues autochtones. C’était aussi dans cette optique qu’il s’était rendu à Paris, en avril dernier, pour dévoiler l’exposition Nin, Je suis, I am sur les langues autochtones.

Récupérer son propre nom

Pour Richard Kistabish, la préservation des langues autochtones passe également par la récupération des noms donnés aux enfants membres des Premières Nations avant qu’ils n’entrent dans les pensionnats.

La procédure à l’État civil du Québec est complexe. S’il est possible d’effectuer un changement de nom, à condition de payer pour ce faire, Richard Kistabish estime qu’il n’a pas à verser quoi que ce soit, puisqu’il s’agit de récupérer son nom, Ejinagosi, que lui avaient donné ses parents.

Ça fait au moins un an et demi que j'ai entamé la démarche et je refuse de payer. C’est au pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery qu’on m’a donné ce nom "Richard". On me dit qu’il faut changer la loi pour faire ça.

Dans sa langue, Ejinagosi signifie celui qui raconte, un prénom qui lui est tout destiné maintenant, à l’aube de sa présidence à la Commission canadienne de l’UNESCO.

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