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La santé financière au coeur de l’approche de certains médecins albertains

Gros plan sur les mains d’un médecin assis à son bureau, stéthoscope autour du cou. Un verre d’eau et un flacon de médicament sont également posés sur le bureau. Le coude d’un patient est représenté de manière floue à l’avant-plan.

Des médecins considèrent que la situation financière de leurs patients est une information importante pour leur prodiguer des soins.

Photo : iStock / Squaredpixels

Radio-Canada

Les médecins d'un réseau albertains s'informent sur les barrières financières de leurs patients pour adapter les soins qui leur sont prodigués et les aiguiller, si nécessaire, vers les ressources appropriées.

Au lieu de faire de nouvelles prescriptions à un patient qui a des fins de mois difficiles, ou lui recommander un nouveau style de vie, un médecin pourrait ainsi le diriger vers des ressources communautaires.

Si on ne peut mettre de la nourriture sur la table qu'une seule fois par jour, cela peut vraiment avoir un impact sur le diabète, dit par exemple Brian Match, le directeur général de Kalyna Country Primary Care Network, établi à l’est d’Edmonton.

Depuis 2019, son réseau de 27 médecins a pris l'habitude d'interroger ses patients sur leurs difficultés à boucler leurs fins de mois.

Grâce à ces informations financières, ils auront davantage tendance à leur prescrire des médicaments moins coûteux, explique Brian Match. Ils pourraient également être plus compréhensifs lorsque leurs patients ratent leur rendez-vous parce qu'ils doivent aller travailler.

On ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe si on ne leur pose pas cette question , ajoute Brian Match.

Deux autres réseaux de santé albertains ont emboîté le pas au Kalyna Country Primary Care Network, en 2019, dans le cadre d'un projet-pilote national. Le Kalyna Country Primary Care Network a intégré de façon permanente cette pratique, d'après Brian Match. C’est [maintenant] la façon dont on fait les choses, affirme-t-il.

Je suis tellement reconnaissante

Avoir un médecin de famille qui comprend sa situation financière a changé la donne pour Sandra Campbell, une résidente de Lethbridge. Elle a participé au projet-pilote de Services de santé Alberta (AHS) comme conseillère.

Sandra Campbell a dû quitter son emploi en ressources humaines en raison d'une blessure à la colonne vertébrale en 2010 et elle n’a pas retravaillé depuis. Elle rend souvent visite à sa médecin pour remplir des documents demandés par ses assurances. Cette visite a un prix forfaitaire, que sa médecin réévalue compte tenu de sa situation, selon elle.

Je suis tellement reconnaissante d’avoir ce genre de soutien de sa part, dit Sandra Campbell.

Sandra Campbell encourage par ailleurs davantage de fournisseurs de services de santé à prendre en compte tous les facteurs qui peuvent influencer l'état de santé de leurs patients.

C'est ce qu'AHS souhaite mettre en place, d'après Karla Gustafson, médecin fonctionnaire de Services de santé Alberta qui a travaillé sur le projet-pilote avec l’aide de l’Association médicale de l’Alberta. AHS travaille actuellement à intégrer dans son système des leçons tirées de cette initiative, selon elle.

Avec les informations de Paula Duhatschek

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