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Le Sommet des Amériques compromis dès son coup d’envoi

Joe et Jill Biden sortent d'un avion en souriant. Le président fait un geste de la main.

Le président Joe Biden et son épouse Jill en juin 2021

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Radio-Canada

Le président américain Joe Biden avait dit vouloir faire du 9e Sommet des Amériques une occasion de rapprochement entre l'Amérique latine et les États-Unis. Tout indique que son souhait ne sera pas exaucé.

L'une des raisons est que le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, a claqué la porte avant même le début des rencontres. Il avait déjà menacé de boycotter le sommet pour protester contre la décision des États-Unis d’en exclure Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, une menace qu'il a mise à exécution lundi.

Je ne vais pas au sommet parce qu'on n'invite pas tous les pays de l'Amérique. Je crois à la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles : l'exclusion, a-t-il déclaré devant la presse.

Le Mexique sera tout de même représenté par son ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, mais l'absence du chef d'État laisse entendre que le Sommet devrait se clore sans grandes décisions ni engagements.

« Je regrette beaucoup cette situation, mais je n'accepte pas que quiconque se place au-dessus des autres pays. Je n'accepte pas l'hégémonie, ni de la Chine, ni de la Russie, ni d'aucun pays. »

— Une citation de  Andrés Manuel Lopez Obrador, président du Mexique

Un responsable de la Maison-Blanche a justifié la décision lundi en expliquant sous le couvert de l’anonymat que les États-Unis continuent à avoir des réserves par rapport au manque d'espace démocratique et au respect des droits de la personne à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua.

De plus, il y a un autre absent de marque : le président de l'Uruguay, Luis Lacalle, déclaré positif à la COVID-19, qui a dû annuler son voyage à Los Angeles. Au vu de cette situation, je dois annuler toutes mes activités dans les jours qui viennent, a-t-il écrit sur Twitter.

Andrés Manuel Lopez Obrador, les poings serrés, derrière un lutrin.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador, lors de sa conférence de presse, à Mexico, le 11 avril.

Photo : Getty Images / AFP/CLAUDIO CRUZ

Le sort des migrants au cœur des discussions

À l'occasion du sommet, qui se tient jusqu'à vendredi, le président Biden souhaite conclure un accord de coopération régionale concernant l'immigration, un sujet politiquement explosif aux États-Unis et qui lui vaut de violentes critiques de l'opposition républicaine au moment où se profilent à l'horizon les élections de mi-mandat.

Joe Biden s'était engagé à renverser la vapeur en matière d'immigration et à mettre fin à certaines politiques jugées cruelles mises en place par son prédécesseur Donald Trump, une promesse qui tarde à se réaliser.

Le Mexique, qui partage 3200 kilomètres de frontière avec les États-Unis, est un acteur clé de ce dossier, puisqu'il est le dernier pays qu'atteignent des centaines de milliers de migrants fuyant la misère et la violence dans leur pays avant de tenter de franchir la frontière américaine.

Selon la police frontalière américaine, plus de 1,7 million de migrants ont tenté d'entrer aux États-Unis au cours de l'année financière 2020-2021. Le phénomène est en forte hausse, puisque ce chiffre frôle le 1,3 million pour les six premiers mois de l'année financière en cours.

Le Canada aura également son mot à dire en ce qui concerne l'immigration et l'afflux de migrants illégaux, qui traversent la frontière entre autres au chemin Roxham, près de Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie.

Ces discussions surviennent au moment où le gouvernement Trudeau dit souhaiter entreprendre des négociations avec les États-Unis pour revoir l'entente sur les tiers pays sûrs, à la demande, entre autres, du gouvernement du Québec.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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