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Les oiseaux ivres sacré meilleur film au 24e Gala Québec Cinéma

Hélène Florent, sous le choc, qui reçoit son trophée Iris.

Hélène Florent a remporté l'Iris de la meilleure interprétation féminine.

Photo : Radio-Canada / Eric Myre

Radio-Canada

Les oiseaux ivres, réalisé par Ivan Grbovic, a été le grand gagnant du Gala Québec Cinéma, qui s'est tenu dimanche soir. Ce film a reçu cinq prix Iris, dont ceux du meilleur film et des meilleures interprétations masculine ainsi que féminine pour Claude Legault et Hélène Florent. L'actrice a même été récompensée deux fois dans la soirée, une première dans l'histoire du gala.

La soirée s'est ouverte sur le prix de la meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien, qui a été décerné à Hélène Florent pour son travail dans le film de Sébastien Pilote Maria Chapdelaine. L'actrice a signé un doublé en remportant, par la suite, l'Iris de la meilleure interprétation féminine dans un premier rôle pour sa prestation dans Les oiseaux ivres.

Claude Legault a remporté l'Iris de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien pour son travail. L'acteur était absent de la cérémonie, mais il a prononcé un discours de remerciement dans une vidéo. Gagner ce prix, je ne m'y attendais pas, a-t-il déclaré, se disant touché. Il a aussi remercié le réalisateur Ivan Grbovic et la directrice de la photographie Sara Mishara d'avoir créé un si beau film et de si belles images.

Ivan Grbovic a été sacré meilleur réalisateur pour Les oiseaux ivres. Et il a aussi reçu, avec sa conjointe, Sara Mishara, le prix du meilleur scénario, toujours pour ce film qui raconte l’histoire d’un jeune Mexicain embauché comme travailleur saisonnier dans une ferme québécoise.

En fin de gala, Les oiseaux ivres a décroché un cinquième prix, le plus prestigieux, celui du meilleur film.

Un homme et une femme sont sur scène.

Sara Mischara et Ivan Grbovic sur scène pour recevoir le prix Iris du meilleur scénario pour le film « Les oiseaux ivres »

Photo : Radio-Canada / Éric Myre

Louise Portal célébrée et Vincent-Guillaume Otis récompensé

Un prix hommage a aussi été donné à Louise Portal, qui célèbre ses 50 ans de carrière au cinéma. C'est avec une grande émotion qu'elle a reçu son prix sur scène.

Je n'ai jamais tenu un enfant dans mes bras, mais celui-là, il pèse tout son poids d'amour, a-t-elle déclaré au sujet de son trophée qu'elle tenait précieusement contre elle. Mes rôles et mes livres auront été mes enfants.

Elle a aussi profité de son passage sur scène pour remettre l'Iris de la révélation de l'année à la jeune Sara Montpetit pour son interprétation dans Maria Chapedelaine.

Et c'est Vincent-Guillaume Otis qui est reparti avec l’Iris de la meilleure interprétation masculine pour son rôle de Éric Asselin dans Norbourg, de Maxime Giroux. L'acteur a partagé sa récompense avec les victimes du scandale Norbourg.

Quant au prix du public, il a été attribué à Sam, un thriller psychologique de Yan England dans lequel Antoine Olivier Pilon incarne un nageur d'élite.

Un homme pose sur scène avec un trophée dans la main droite, lors du gala québec cinéma.

Vincent-Guillaume Otis avec son prix Iris

Photo : Radio-Canada / Eric Myre

À noter aussi le couronnement du film Les grandes claques, d’Annie St-Pierre, dans la catégorie du court métrage de fiction, mais aussi la victoire de Comme une vague, de Marie-Julie Dallaire, dans la catégorie du film documentaire.

Hommage aux personnes disparues, dont Jean-Marc Vallée

Accompagné par la violoncelliste Jorane à la musique et à la voix, Fred Pellerin a interprété La vie qui suit la vie, la chanson phare du film L'arracheuse de temps, qui porte sur le deuil.

Des photos en noir et blanc de trois figures du cinéma québécois qui sont mortes au cours de la dernière année – le réalisateur Jean-Claude Lord, le producteur Rock Demers et le cinéaste Jean-Marc Vallée – ont défilé en toile de fond.

Puis, Marina Orsini, Danielle Proulx et Vincent Bolduc sont montés sur scène. Debout, derrière trois chaises vides, le trio a rendu hommage à ces trois grands du cinéma d'ici.

Jean-Marc était à la recherche de la vérité, de l'authenticité, a déclaré Danielle Proulx, qui a joué dans le film C.R.A.Z.Y. Jean-Marc, c'est un passionné de l'humain, dans sa grandeur comme dans ses misères, ses forces, ses failles.

« Jean-Marc était un immense réalisateur, un grand humaniste, avec une énergie folle, qui nous a quittés beaucoup, beaucoup trop tôt. Merci pour tout, Jean-Marc. Tu nous manques tellement. Je t'aime. »

— Une citation de  Danielle Proulx, actrice

Marina Orsini a quant à elle ravivé le souvenir de Jean-Claude Lord, qui lui a confié son premier rôle, quand elle avait 16 ans. Ce qui m'a toujours marquée chez Jean-Claude, c'était son humanité, son respect et son amour pour les acteurs. Il vivait les scènes avec nous. On pleurait et il pleurait avec nous.

De son côté, Vincent Bolduc a loué le côté grand-papa de Rock Demers avec les enfants sur les tournages de ses films, lui qui a fait ses débuts au cinéma dans le film Pas de répit pour Mélanie.

J'étais tout jeune, mais je me souviens encore de son regard profond et bienveillant sur nous. [...] En travaillant avec lui une fois adulte, j'ai pu découvrir tout l'amour et le respect qu'il avait pour ses créateurs.

« C'est cette bienveillance que Rock [Demers] avait aussi pour son public qui a fait de ses films des classiques indémodables qui traversent le temps. »

— Une citation de  Vincent Bolduc, acteur

16 prix déjà attribués lors du Gala des artisans

Les oiseaux ivres était parti avec une longueur d’avance, car ce film avait déjà remporté cinq prix Iris lors du Gala des artisans Québec Cinéma, qui s’est déroulé ce dimanche après-midi avec l’acteur Guillaume Lambert à l’animation.

Il s’est illustré dans les catégories du son, de la distribution des rôles, de la musique originale, du montage et de la direction de la photographie. En tout, il a donc remporté 10 prix Iris dimanche. Ç'a pris 10 ans, faire ce film, donc c'est comme un prix par année, a déclaré Ivan Grbovic.

Ce film qui avait été choisi pour représenter le Canada aux Oscars a devancé L’arracheuse de temps, adapté d’un conte de Fred Pellerin et réalisé par Francis Leclerc, qui a gagné dans les catégories de la direction artistique, des effets visuels et du maquillage. 

Maria Chapdelaine a reçu deux prix lors du Gala des artisans, ceux des meilleurs costumes et de la meilleure coiffure, tout comme le documentaire sur la musique Comme une vague, qui s'est distingué dans les catégories du meilleur montage et de la meilleure direction de la photographie pour un film documentaire.

Soulignons que le film Bootlegger, de Caroline Monnet, s’est vu octroyer le prix Iris du film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec. 

Geneviève Schmidt en maîtresse de cérémonie

Pour sa deuxième année consécutive à l’animation du Gala Québec Cinéma, Geneviève Schmidt a voulu mettre en avant les souvenirs qui lient des membres du milieu du cinéma québécois à leur passion pour le grand écran.

Après une présentation virtuelle en 2020 et un gala devant un public réduit l’an dernier, la cérémonie s'est déroulée cette année dans une salle pleine, celle du mythique studio 42 de la grande tour de Radio-Canada. Ce dernier a accueilli pour l’occasion son dernier gala puisque le diffuseur public a désormais déménagé dans la nouvelle maison de Radio-Canada, construite à deux pas de la grande tour. 

Ce 24e Gala Québec Cinéma s'est déroulé alors que les cinémas retrouvent des couleurs après deux ans de pandémie. La fréquentation des salles est en croissance, particulièrement portée par le succès commercial de Top Gun : Maverick.

Des films finalistes à voir gratuitement

Québec Cinéma a décidé d’offrir une séance de rattrapage à ceux et celles qui n’ont pas encore vu les films nommés cette année en mettant en ligne gratuitement (Nouvelle fenêtre) une sélection des films finalistes, soit 15 courts métrages et 19 longs métrages documentaires ou de fiction. 

Le public a ainsi jusqu’à mardi pour (re)découvrir Maria Chapdelaine, La parfaite victime, Maria (avec Mariana Mazza), Beans, Bootlegger ou encore Sam, avec Antoine Olivier Pilon.

Les lauréats et lauréates des prix Iris 2022

Meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien

  • Christine Beaulieu (Anne-Marie Boisvert), Norbourg
  • Céline Bonnier (La Stroop), L'arracheuse de temps
  • Joséphine Bacon (Nora), Bootlegger
  • Marine Johnson (Léa), Les oiseaux ivres
  • Hélène Florent (Laura Chapdelaine), Maria Chapdelaine

Meilleur premier film

  • Beans, Tracy Deer
  • Bootlegger, Caroline Monnet
  • Sin La Habana, Kaveh Nabatian

Meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien

  • Guillaume Cyr (Forgeron Riopel), L'arracheuse de temps
  • Martin Dubreuil (Edwige Légaré), Maria Chapdelaine
  • Rabah Aït Ouyahia (Mehdi Abdelli), Une révision
  • Émile Schneider (François Paradis), Maria Chapdelaine
  • Claude Legault (Richard), Les oiseaux ivres

Meilleur court métrage de fiction 

  • Fanmi, de Sandrine Brodeur-Desrosiers et Carmine Pierre-Dufour 
  • In the Jam Jar, de Colin Nixon 
  • Joutel, d’Alexa-Jeanne Dubé  
  • Les grandes claques, d’Annie St-Pierre
  • Ousmane, de Jorge Camarotti

Meilleur court métrage documentaire

  • Babushka, de Kristina Wagenbauer
  • Perfecting the Art of Longing, de Kitra Cahana
  • Sous la montagne endormie, de Charles Duquet 
  • The Truss Arch, de Sonya Stefan 
  • Y’a des fois où j’aimerais me trouver sur une île déserte, d’Eli Jean Tahchi 

Meilleur court métrage d’animation

  • Ils dansent avec leurs têtes, de Thomas Corriveau
  • La grogne, d’Alisi Telengut 
  • Lolos, de Marie Valade 
  • Mauvaises herbes, de Claude Cloutier 
  • Pas de titre, d’Alexandra Myotte 

Meilleur film documentaire : 

  • Archipel, de Félix Dufour-Laperrière 
  • Comme une vague, de Marie-Julie Dallaire
  • Dehors Serge dehors, de Martin Fournier et Pier-Luc Latulippe
  • Rumba Rules : nouvelles généalogies, de Sammy Baloji et David N. Bernatchez
  • Seuls, de Paul Tom

Meilleure réalisation

  • Tracey Deer – Beans 
  • Maxime Giroux – Norbourg
  • Ivan Grbovic – Les oiseaux ivres
  • Kaveh Nabatian – Sin La Habana
  • Sébastien Pilote – Maria Chapdelaine

Meilleur scénario 

  • Tracey Deer, Meredith Vuchnich – Beans
  • Louis Godbout, Normand Corbeil – Une révision
  • Sara Mishara, Ivan Grbovic – Les oiseaux ivres
  • Kaveh Nabatian – Sin La Habana
  • Fred Pellerin – L’arracheuse de temps 

Révélation de l'année

  • Yonah Acosta Gonzalez – Sin La Habana
  • Rainbow Dickerson  – Beans
  • Jorge Antonio Guerrero – Les oiseaux ivres
  • Sara Montpetit – Maria Chapdelaine
  • Kiawentiio – Beans 

Meilleure interprétation masculine dans un premier rôle

  • Sylvain Marcel – Aline
  • Robert Naylor – Le bruit des moteurs
  • Vincent-Guillaume Otis – Norbourg
  • Patrice Robitaille – Une révision
  • Nguyen Thanh Tri  – Le meilleur pays du monde

Meilleure interprétation féminine dans un premier rôle

  • Nour Belkhiria – Une révision
  • Émilie Bierre – Le guide de la famille parfaite
  • Pascale Bussières – Bootlegger
  • Danielle Fichaud – Aline
  • Hélène Florent – Les oiseaux ivres

Prix du public

  • L’arracheuse de temps, de Francis Leclerc
  • Au revoir le bonheur, de Ken Scott
  • Le guide de la famille parfaite, de Ricardo Trogi
  • Maria, d’Alec Pronovost
  • Maria Chapdelaine, de Sébastien Pilote
  • Les oiseaux ivres, d’Ivan Grbovic
  • Les vieux chums, de Claude Gagnon
  • Une révision, de Catherine Therrien
  • Sam, de Yan England
  • La parfaite victime, d’Émilie Perreault et Monic Néron

Meilleur film

  • Beans, de Tracey Deer
  • Maria Chapdelaine, de Sébastien Pilote
  • Norbourg, de Maxime Giroux
  • Les oiseaux ivres, d’Ivan Grbovic
  • Sin La Habana, de Kaveh Nabatian

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