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Shane Wright, vu par un coéquipier

Shane Wright tente de contourner un défenseur adverse.

Visionnez le reportage d'Alec Bélanger qui parle de Shane Wright.

Photo : La Presse canadienne / Reuben Polansky-Shapiro

Par les temps qui courent, le nom de Shane Wright est sur toutes les lèvres. Il a longtemps été vu comme le premier choix incontesté du prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui appartient au Canadien de Montréal. Mais qui est Shane Wright? Est-il un bon coéquipier? Fait-il ses replis défensifs assidûment?

Alec Bélanger est bien placé pour répondre à toutes ces questions. Il l’a connu comme adversaire pendant une saison et demie dans la Ligue de hockey de l’Ontario (LHO). Puis, ils sont devenus coéquipiers, en janvier, lorsque les Frontenacs de Kingston ont fait l’acquisition d’Alec Bélanger, en provenance d’Ottawa.

À Kingston, le Franco-Ontarien s’est rapidement lié d’amitié avec le talentueux attaquant originaire de Burlington.

Je suis deux ans plus vieux que lui, mais j’avais l’impression qu’il était deux ans plus vieux que moi. C’est un gars super mature, dit-il d’entrée de jeu.

Alec Bélanger tente d'échapper à la couverture d'un attaquant.

Alec Bélanger retournera à Kingston l'année prochaine pour sa dernière saison dans la LHO (archives).

Photo : Frontenacs de Kingston

À Kingston, on a nommé Shane Wright capitaine même s’il n’avait que 17 ans au début de la saison. Malgré tout, le leader ne s’est jamais enflé la tête. Bien au contraire.

Il va toujours voir les gars plus vieux pour nous demander notre avis. Comme capitaine, il est la voix du groupe, mais il s’intéresse à la voix de tous ses coéquipiers, raconte celui qui vient tout juste de célébrer son 20e anniversaire de naissance.

Avant de connaître Shane Wright, Alec Bélanger se demandait quel était le comportement du jeune prodige loin des projecteurs, par exemple dans l’autobus ou dans le vestiaire de l’équipe. Rapidement, il a été rassuré.

Il a un côté réservé, mais avec ses coéquipiers, il est très drôle. Il rit, il danse. Il n’est pas du tout isolé du groupe. C’est un super bon gars, raconte-t-il avec un grand sourire en parlant de celui qu’il considère comme un bon chum bien que leur amitié ne soit vieille que de quelques mois.

« C’est un gars vraiment fort physiquement. Il a déjà un corps d’homme. Il lui manque un peu de muscle, mais il a encore le temps d’en ajouter. Il a seulement 18 ans. »

— Une citation de  Alec Bélanger, coéquipier de Shane Wright dans la LHO

Après un match sur la route, le capitaine des Frontenacs profite du moment avec ses frères de glace pour se détendre autour d’une bonne vieille partie de cartes.

Il demandait aux gars de raconter des histoires. Il voulait rire. Il ne touchait pas à son téléphone. Très souvent, rendu à la maison, il regardait notre match et pensait à sa game.

Alec Bélanger fait une passe.

Alec Bélanger a terminé la saison à Kingston, où il a joué comme attaquant et comme défenseur (archives).

Photo : Tom Martineau

Et son jeu défensif?

Depuis quelques semaines, de nombreux amateurs de hockey, journalistes, recruteurs et analystes, amateurs ou professionnels, décortiquent le jeu de Shane Wright. Avec objectivité ou mauvaise foi, ils soulignent ses qualités et ses défauts.

Dernièrement, certains ont montré du doigt le manque d’implication du joueur de centre dans sa zone défensive. Un ancien recruteur du Canadien de Montréal a même fait une compilation sur le sujet dans une vidéo de 36 minutes.

Alec Bélanger est peu actif sur les réseaux sociaux. Il n’a donc pas vu cette vidéo, mais quand on le met au parfum de son existence, il ne peut cacher sa surprise. C’est vraiment drôle. Moi, j’ai toujours vu Shane comme étant un gars responsable défensivement, répond celui qui est utilisé à la fois comme attaquant et comme défenseur.

Il m’a même donné beaucoup de conseils sur mes sorties de zone. Une fois, je lui ai répondu : ‘’Man, je ne suis pas aussi intelligent que toi sur une patinoire! Donne-moi un break’’, raconte-t-il en riant.

Plus sérieusement, l’ancien des 67 d’Ottawa a aussi une hypothèse pouvant expliquer ce qui pourrait être vu comme un manque d’implication défensive de Shane Wright.

À Kingston, on garde toujours nos attaquants très hauts. Si [l’autre équipe] s’en vient dans notre territoire à 2 contre 2, le coach veut qu’on crée un revirement et que nos trois attaquants soient hauts [afin de créer un surnombre en territoire adverse].

Shane Wright protège la rondelle devant David Spacek.

Shane Wright se démarque en zone adverse, mais il est faux de dire qu'il néglige sa zone défensive, dit Alec Bélanger (archives).

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Aux amateurs de l’équipe qui va jeter son dévolu sur celui qui a obtenu 160 points en 121 matchs dans la LHO, Alec Bélanger tient à dire : leur nouvelle vedette se soucie de l’aspect défensif du hockey.

Alors, que doit-il travailler afin de bien s'en tirer dans la meilleure ligue au monde? Ses mises au jeu, répond-il à propos de son coéquipier qui a comptabilisé un rendement légèrement inférieur à 50 % la saison dernière (676 en 1355).

Mais Shane le sait qu’il doit améliorer ça. Quand il avait un mauvais match [au cercle des mises au jeu], il était fâché. Le lendemain matin, à l’entraînement, il les travaillait sans arrêt.

Wright ou Slafkovsky?

Depuis quelques semaines, voire quelques mois, Shane Wright n’est plus incontestablement celui qui devrait être le premier de classe de cette cuvée 2022. Tranquillement, un Slovaque du nom de Juraj Slafkovsky s’est immiscé dans la discussion.

Juraj Slafkovsky célèbre un but dans l'uniforme de la Slovaquie.

Juraj Slafkovsky estime qu'il devrait être le premier choix du CH au prochain repêchage (archives).

Photo : Associated Press / Martin Meissner

Alec Bélanger l’admet sans aucune gêne : il ne connaît pas du tout cet Européen que la plupart ont découvert aux Jeux olympiques. Ni les autres candidats. Par contre, il connaît très bien Shane Wright.

Je serais surpris qu’un gars soit plus complet que lui. Si Montréal le repêche, le Canadien va avoir un gars qui fait tout bien sur la patinoire, en plus d’être super mature et positif.

« Dans l'autobus, il me disait qu'il voulait apprendre le français au cas où il était repêché par le Canadien. Il voulait simplement dire : ''merci beaucoup aux partisans'' [le soir même]. »

— Une citation de  Alec Bélanger, au sujet de Shane Wright

Que fera le Canadien? La réponse, le 7 juillet.

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