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Musée royal à Victoria : la Première Nation Tseshaht veut récupérer ses artéfacts

Exposition de totems au Musée royal de la Colombie-Britannique.

Le chef Ken Watts aimerait que la province ait un dialogue avec chacune des Premières Nations pour leur donner le choix en ce qui a trait à l'avenir de leurs objets (archives).

Photo : Musée royal de la Colombie-Britannique

Radio-Canada

La Première Nation Tseshaht a écrit une lettre ouverte au gouvernement de la Colombie-Britannique afin de lui suggérer une approche différente pour les rénovations prévues au Musée royal de la Colombie-Britannique, situé à Victoria.

Plutôt que de dépenser des centaines de millions de dollars pour reconstruire et réaménager ce bâtiment, la Première Nation Tseshaht aimerait que le musée se concentre sur le rapatriement des objets culturels autochtones.

En mai, la province a annoncé qu'elle dépenserait 789 millions de dollars au cours des sept prochaines années pour construire un nouveau musée afin de résoudre des problèmes à caractère sismique et de le rendre plus accessible.

Cependant, ce projet a immédiatement suscité des réactions négatives, ce qui a obligé la ministre du Tourisme, Melanie Mark, à défendre cette décision.

La province affirme que le bâtiment actuel est dangereux sur le plan sismique, rempli de matériaux dangereux comme l'amiante et le plomb, inaccessible aux personnes handicapées et structurellement insuffisant pour maintenir sa collection actuelle ou pour héberger les expositions principales.

Le chef élu de la Première Nation Tseshaht, Ken Watts, explique que même s’il comprend ces problèmes, il souhaite néanmoins voir une partie de l'argent être consacrée à la restitution d'artéfacts aux Premières Nations pour les aider à construire leurs propres musées ou leurs propres centres culturels afin d’abriter ces artéfacts.

« Je ne ferais pas mon travail si je ne me levais pas et ne parlais pas au nom de notre peuple et des gens qui ont fabriqué ces objets [qui se trouvent] au musée, vous savez, des ancêtres qui ne sont plus là. »

— Une citation de  Ken Watts, chef élu, Première Nation Tseshaht

Récupérer les objets de leur communauté

Ken Watts explique que la première étape de cette tâche pour la province consisterait à entamer un dialogue avec chacune des Premières Nations pour qu'elles puissent s'exprimer à propos de l'avenir de leurs objets. Dans le cas des Tseshaht, Ken Watts dit qu'ils aimeraient que leurs objets soient rendus à leur communauté.

C'est la seule manière de permettre à notre peuple de savoir que ces objets autrefois sacrés retourneront là où ils doivent se trouver, a-t-il déclaré.

La Première Nation Tseshaht possède un vaste éventail d'objets culturels dans le musée, notamment des sculptures et des pointes de harpon.

« Cette pointe de harpon n'est pas seulement une pointe de harpon. Elle a peut-être été sculptée par l'arrière-grand-père d'un des membres actuels de notre communauté. »

— Une citation de  Ken Watts, chef élu, Première Nation Tseshaht

Vendredi, Ken Watts a dit ne pas avoir encore reçu de réponse du ministère du Tourisme au sujet de sa suggestion. Dans un courriel à CBC, le ministère a convenu que le retour des vestiges ancestraux et des objets culturels est important pour la réconciliation,. Il a aussi ajouté que le Musée royal rapatrie des collections autochtones depuis des décennies.

Des biens autochtones et des vestiges ancestraux continueront d'être disponibles tout au long du projet à des fins de rapatriement, a indiqué le ministère.

D’après les informations de l’émission All Points West et de Courtney Dickson

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