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Le local pour les itinérants dans Saint-Roch ferme ses portes une semaine à l’avance

Des itinérants assis sur les marches extérieures d'une église.

L'année dernière, le Local est venu en aide à environ 450 personnes démunies.

Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay

Vendredi prochain, des centaines d'itinérants du quartier Saint-Roch à Québec vont perdre un lieu d’accueil où ils étaient reçus sans condition.

La Ville déclare considérer le problème avec sérieux. On est à pied d'œuvre pour trouver des solutions pour que ces gens-là puissent avoir des services, commente la conseillère municipale, Catherine Vallières-Roland.

Dans l’immédiat, rien de concret n’est annoncé. François Lebel, le président de la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch, dénonce un manque d’engagement.

Un local, ça s’aménage quand on a la volonté et les sous. On a mis 400 millions dans un amphithéâtre et 3 millions dans des bornes stationnement qui ne servent à rien. Je pense qu'on pourrait mettre une couple de 100 000 $ pour les itinérants.

Deux hommes assis sur les marches extérieures d'une église.

La présence d'itinérants dans Saint-Roch n'est pas au goût de tout le monde.

Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay

Faute de solutions, les commerçants du quartier se préparent en conséquence. Avec plus d’itinérants dans les rues et sans refuge, ils redoutent une augmentation des actes de vandalisme et des altercations. En prévision, certains ont décidé de renforcer leur dispositif de sécurité.

Quatre travailleurs de rue en plus et des patrouilles policières

Patrick Russo est copropriétaire du restaurant Birra Basta, dans la rue Saint-Joseph Est. L’itinérance est un fléau propre à toutes les grandes villes, reconnaît-il, Québec y compris. Ce qu’il déplore, ce sont les sans-abri qui sont aussi en proie à des problèmes de santé mentale.

Ceux-là ont besoin de soutien et de services adaptés. Il est nécessaire de les prendre en charge, dit-il. Et ce, pour le bien de tous.

C'est une rue qui est bien vibrante, qui bouge beaucoup la nuit, donc on veut être certains que c'est un espace qui est safe pour nos clients et pour le secteur.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale aussi se prépare. Quatre travailleurs de rue seront ajoutés, selon les besoins. Pour sa part, le SPVQ indique que des patrouilles pédestres dans Saint-Roch seront effectuées tous les jours.

Le Local a ouvert ses portes en décembre 2020, dans une partie du sous-sol de l'église Saint-Roch. La paroisse de Sainte-Marie-de-l’Incarnation a choisi de ne pas renouveler son bail de location qui arrivait à échéance à la fin du mois de juin.

Deux poubelles de rues couvertes de graffitis.

Les actes de vandalisme se multiplient dans Saint-Roch depuis l'ouverture du Local, dans le sous-sol de l'église, en 2020.

Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay

Une décision qui n’a pas été évidente à prendre, assure le curé de l’église, Michel Drouin. Il souligne que le sous-sol de l’église n’est pas adapté pour la prise en charge de personnes ayant une santé mentale déficiente et rappelle que cette occupation devait être temporaire.

Au fil du temps, la présence des itinérants s’est accompagnée de mobilier abîmé, de fenêtres cassées, d’alarmes incendie actionnées sans raison.

Au cours de la dernière année, le Local est venu en aide à 450 personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. L’organisme a enregistré près de 57 000 visites et a servi quelque 30 000 repas et collations.

D'après les informations d'Alexane Drolet

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