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Les défis de construire une maison flottante

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À chaque extrémité de cette maison, une chambre; au-dessus, une autre pour les enfants avec un plafond de quatre pieds (120 cm).

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Normand Boileau et son ouvrier Kris Primeau nous amènent au cœur de leur projet sur la rivière Sturgeon, dans Nipissing Ouest. Un logement flottant de quatre chambres, une salle de bain et une galerie tout autour de la maisonnée pour chasser et pêcher.

Un homme assis, Normand Boileau.

Normand Boileau nous parle de son projet de logement flottant.

Photo : Radio-Canada

Comme je n’ai pas de moteur, je peux chasser le canard directement devant ma porte, dit-il d’entrée de jeu.

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Kris Primeau et Normand Boileau montrent leur cuisine où deux escaliers mènent aux chambres d'enfants.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Avant la pandémie, Normand avait des projets beaucoup plus gros. Il rêvait de s’acheter un bateau de 50 pieds pour faire le tour du monde.

La COVID-19 lui a redessiné ses plans, il cherchait donc à s’acheter un chalet dans lequel il pourrait vivre 7 à 8 mois par année.

« Quand c'est venu le temps de regarder pour des camps, mais là, j’ai regardé ici, sur le [lac] Nippising. Les prix sont exorbitants. »

— Une citation de  Normand Boileau
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Normand Boileau a fait faire des coffres à outils sur mesure qui servent maintenant d'armoires dans la cuisine de son habitation flottante.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Il n’y a pas de terrains non plus en bordure de ce lac, qui attirent de riches millionnaires américains. L’idée lui vient alors de se bâtir un chalet flottant.

« J’ai été googler sur un Internet pour voir comment m’y prendre, dit-il. C’était de trouver comment faire flotter ça, qu’est-ce que ça va prendre pour flotter ça. »

— Une citation de  Normand Boileau

Ça m’a pris du temps à le trouver, mais je l’ai trouvé, un morceau de styrofoam, 2 pieds par 4 pieds, par 4 pieds, va flotter 400 livres. Je suis parti avec ces numéros-là, avoue le retraité qui avait encore en mémoire ses cours de mathématiques du secondaire.

Afin de réduire la masse de son habitation, il a dû faire certains compromis. Les armoires massives en bois ont été remplacées par des coffres à outils. Normand y voit un grand avantage, comme ils ont une serrure, les fortes houles ne feront pas en sorte que sa vaisselle se retrouvera sur le plancher.

Construire un projet de la sorte sur l’eau n’a pas été une tâche facile. Quand on a commencé [en août dernier], ça allait bien mettre ça au niveau. On était sur l’eau, on flottait.

Quand la glace a pris, ce n’était pas le même défi, dit-il avec une grimace, se remémorant la difficulté d'installer fenêtres et vitres.

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Des portes hollandaises sont installées à l'entrée des chambres afin que le frimas de la porte d'entrée ne refroidisse pas la pièce.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Plusieurs ont tenté de lui mettre des bâtons dans les roues, surtout quand il parlait d’installer une toilette. Il était dégoûté juste de penser à vider ses eaux grises.

Problème réglé, Normand s’est doté d’une toilette incinérateur au propane, sans eau, qui brûle tout à une température élevée, produisant ainsi un minimum de cendres.

Si la toilette est une technologie plus moderne, Normand Boileau et son ouvrier Kris Primeau ont utilisé des techniques plus ancestrales comme le bois brûlé.

Au premier regard sur la galerie et les planchers de la maison, on dirait presque qu'un pyromane est passé avant nous.

Cette technique japonaise se nomme Shou-sugi-ban. En brûlant les lames de bois, on s'assure une protection contre les rayons UV, les intempéries et les insectes.

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La technique Shou-sugi-ban a même été utilisée sur les rideaux occultants en bois.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La construction de sa maison flottante de 9 tonnes, le poids d’un éléphant, est presque terminée. Il ne reste plus qu’à ajouter les matelas et tout sera fait pour profiter du plein air, isolé sur l’eau, à une vingtaine de minutes en bateau de la marina.

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