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L’inclusion par les arts : quand les fauteuils roulants entrent dans la danse

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Les danseurs et leurs accompagnateurs fouleront les planches pour la première fois le 18 juin à la Place du Citoyen.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Radio-Canada

Grâce à une subvention accordée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, l’école Suzanne Maltais-Gagnon de Jonquière implante un projet d’art inclusif par la danse. Depuis deux mois, quatre personnes en fauteuil roulant prennent part à des répétitions hebdomadaires qui mèneront à un spectacle à la mi-juin.

Sans ce projet, il aurait été difficile pour quatre apprentis danseurs de se frotter aux rudiments d’une discipline artistique riche en bienfaits.

C’est de l’énergie, et ça sort tout ce qu’on a dans le corps, a exprimé Daniel Gauthier, un de ces artistes en fauteuil roulant.

Pour ceux qui sont normaux et qui n’ont jamais vu des personnes handicapées, on va leur montrer qu’on est capables, nous aussi, de faire de la danse, a averti sa collègue de troupe Camille Couture.

Leur professeure, Carole Tremblay, s’est rendue en France pour prendre part à une formation en danse inclusive et adaptée. Elle est rentrée au bercail avec un bagage d’émotions et de connaissances qu’elle avait envie de partager avec ces élèves uniques qui l’enrichissent au plan humain.

Oui je donne, oui je leur apprends quelque chose, mais ça va au-delà de ça. Je pense qu’ils m’en apprennent plus et dix fois plus, a avoué Carole Tremblay.

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Les participants au programme ne dansent pas seuls. Ils ont tous une accompagnatrice qui les guide à travers la chorégraphie

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Les participants au programme ne dansent pas seuls. Ils ont tous une accompagnatrice qui les guide à travers la chorégraphie et qui s’abandonne, avec eux, à la liberté du mouvement et à la musique.

Bénévoles investies, ces quatre danseuses sans handicap allient leur passion pour la danse à leur volonté de s’ouvrir à l'autre. Des amitiés sont nées.

C’est un privilège parce qu’elle est vraiment dans la musique et on sent qu’elle aime ça, a lancé Caroline Desbiens à propos de sa partenaire de danse, Camille Couture.

Avec chaque port de bras déployé et chaque tournoiement du fauteuil roulant, les élèves font preuve d’ouverture et de franchise. Ils laissent leurs complices les guider, devant les yeux brillants de leur professeure.

Ça va plus loin que l’esthétisme. Ça va beaucoup plus loin. C’est au niveau de l’âme, au niveau de leur ressenti, au niveau de leur présence propre, eux envers eux, a illustré la professeure.

Les danseurs et leurs accompagnateurs fouleront les planches pour la première fois le 18 juin à la Place du Citoyen, au centre-ville de Chicoutimi. Ils seront accompagnés de danseurs de tous âges de l’école Suzanne Maltais-Gagnon. 

D’après un reportage de Mélyssa Gagnon

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