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Le successeur d’Andrea Horwath sera choisi d’ici la fin de l’année, croit un expert

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Andrea Horwath a été cheffe du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario pendant 13 ans sans avoir réussi à prendre le pouvoir (archives).

Photo : Radio-Canada

La course à la chefferie du Nouveau Parti démocratique (NPD) ontarien, qui devra être enclenchée en raison de la démission d’Andrea Horwath, pourrait avoir lieu dès l'automne prochain, selon Peter Graefe, professeur de sciences politiques à l’Université McMaster.

La porte-parole du parti, Michelle Ervin, indique qu'il est encore trop tôt pour dire quand les membres vont voter afin de choisir leur nouveau chef.

Selon les règlements du parti, le conseil provincial, un organe décisionnel, devrait nommer un chef par intérim prochainement, ce que confirme Mme Ervin. Le chef par intérim ne participe pas à la course à la chefferie.

Si le NPD est pour l’instant avare de commentaires à propos de la course à venir, M. Graefe estime que le parti ne devrait pas trop attendre.

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Le politologue Peter Graefe croit que le NPD aurait avantage à organiser sa course à la chefferie au plus tard au début de l'hiver prochain.

Photo : Radio-Canada

Pour un parti politique, le fait de ne pas avoir de chef est quand même coûteux, explique-t-il.

« [Un parti sans chef] est beaucoup moins présent dans les médias et auprès du public. De plus, c’est beaucoup plus difficile d’obtenir de l’argent de la part des membres. »

— Une citation de  Peter Graefe, professeur de sciences politiques à l'Université McMaster

Il donne l'exemple du NPD fédéral, qui a été environ 18 mois sans chef après la démission de Thomas Mulcair, en avril 2016.

Son successeur, Jagmeet Singh, n’a été élu que le 1er octobre 2017.

Je pense qu’ils ont conclu que ça a été une mauvaise décision, que ça leur a coûté cher en ce qui a trait à la visibilité publique, note le professeur de sciences politiques.

Quelques noms qui circulent

Dans le Nord de l'Ontario, France Gélinas, qui a remporté ses premières élections pour le NPD dans Nickel Belt il y a 14 ans, a affirmé catégoriquement lors d'une entrevue à l'émission Le Matin du Nord que le poste de cheffe ne l'intéresse pas.

Le rôle de députée lui suffit amplement. C’est un poste important, un poste de députée. Les gens ont choisi de me redonner cette responsabilité et je vais faire de mon mieux pour satisfaire leurs attentes.

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France Gélinas a obtenu un cinquième mandat. Elle est maintenant la doyenne des députés néo-démocrates dans le Nord de l'Ontario à la suite de la défaite de Gilles Bisson.

Photo : Radio-Canada / Sara Maccagnan

Peter Graefe croit que Mme Gélinas acceptera peut-être d'être cheffe par intérim.

Dans le sud de la province, Marit Stiles, élue pour la première fois en 2018, a affirmé sur les ondes de CBC qu'elle pourrait se porter candidate à la chefferie si elle reçoit des appuis.

Avant la dissolution de la Chambre, elle était la porte-parole de l'opposition en matière d'éducation.

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Marit Stiles vient d'obtenir un deuxième mandat de députée.

Photo : Assemblée législative de l'Ontario

Le nom de Kristyn Wong-Tam, qui vient d'être élue dans Toronto-Centre, circule lui aussi. Elle était conseillère municipale à Toronto depuis 2010.

Peter Graefe souligne aussi l’ambition de Joel Harden, réélu dans Ottawa-Centre jeudi soir, qui pourrait vouloir diriger le parti un jour.

Il est le député néo-démocrate élu avec l'écart le plus important cette année : il a obtenu 17 576 votes de plus que la candidate libérale, qui a terminé au deuxième rang.

Avant même que Mme Horwath n'annonce sa démission, M. Harden a déclaré jeudi qu'un changement à la tête du parti était nécessaire.

Lorsqu'on lui a demandé s'il envisageait de briguer la chefferie, M. Harden a toutefois répondu ceci : Ce n'est pas ce que j'ai en tête pour le moment, en toute franchise.

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Joel Harden a été réélu dans Ottawa-Centre.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Sinclair

Peter Graefe estime que M. Harden pourrait profiter de l’appui de l'aile gauche du parti s'il pose sa candidature, alors qu'une candidate comme Marit Stiles aurait probablement davantage l'appui de l'aile plus centriste, de même que celui de syndicats comme les Métallos.

Le politologue souligne que des appuis dans plusieurs régions sont une des clés de la victoire lors d’une course à la chefferie néo-démocrate. Ce n'est pas toujours la région torontoise ou la région d'Ottawa où on trouve cet appui-là.

En 2009, Andrea Horwath avait réussi à rallier les membres de Hamilton, du Sud-Ouest et du Niagara pour devenir cheffe, rappelle-t-il.

Candidats externes

Le prochain chef du NPD ontarien pourrait ne pas faire partie du caucus actuel, même s’il peut être plus difficile alors de se faire connaître par les membres, surtout si la course est de courte durée, affirme Peter Graefe.

Mike Layton, le fils de l’ancien chef du NPD fédéral Jack Layton, est actuellement conseiller municipal à Toronto.

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Mike Layton est conseiller municipal depuis 2010.

Photo : Radio-Canada

Comme son père, il pourrait avoir du succès en faisant le saut à un autre échelon politique, croit le professeur de sciences politiques à l’Université McMaster.

Un député fédéral pourrait aussi décider de tenter sa chance.

« Dans le Nord, Charlie Angus, [le député fédéral de Timmins-Baie James], n’est pas tout à fait sur la même longueur d’onde que Jagmeet Singh [le chef du NPD fédéral]. Il pourrait décider de se lancer au provincial. »

— Une citation de  Peter Graefe, professeur de sciences politiques à l'Université McMaster

M. Angus a terminé au deuxième rang lors de la course pour succéder à Thomas Mulcair, derrière M. Singh.

Certains militants affirment d’ailleurs que M. Singh serait plus à sa place en politique provinciale, car il a une meilleure connaissance de l’Ontario, selon Peter Graefe.

Le politologue croit toutefois que ce scénario est très peu probable.

Avec les informations d'Elsie Miclisse, de Francis Beaudry et de CBC

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