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Drogues : des organismes demandent la décriminalisation au N.-B.

La Colombie-Britannique décriminalise certaines quantités de drogue. D’autres provinces pourraient emboîter le pas.

Une personne tient une affiche sur laquelle est écrit, en anglais, que « chaque mort est un échec des politiques sur les drogues ».

Chaque mort est causée par l'échec des politiques sur les drogues, clame le 14 avril 2022 à Victoria cette personne qui participe à un rassemblement.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Radio-Canada

Alors que la crise des opioïdes persiste depuis des années d’un océan à l’autre, la décision de décriminaliser la possession de quantités limitées de drogue en Colombie-Britannique ouvre la porte à des débats ailleurs au pays sur la meilleure manière d’affronter cette urgence de santé publique.

À compter du 31 décembre 2023, les adultes de 18 ans et plus pourront être en possession d’une quantité cumulative maximale de 2,5 grammes d'opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et de MDMA pour consommation personnelle, sans risquer d’être arrêtés ou de faire face à des accusations.

Des intervenants en toxicomanie au Nouveau-Brunswick ajoutent leurs voix à celles de ceux qui appellent à des mesures similaires hors de la Colombie-Britannique.

La décriminalisation de la drogue est une mesure qui devrait être instaurée non seulement au Nouveau-Brunswick, mais également partout au Canada, déclare Debby Warren, directrice générale d'Ensemble Grand Moncton.

Cet organisme et 20 autres sont de cet avis. Ils ont collectivement appelé en décembre dernier à la décriminalisation de toute possession de drogue pour usage personnel (Nouvelle fenêtre) au Canada.

Nous vivons une crise, dit Debby Warren, des gens meurent. Les surdoses d’opioïdes font de nombreuses victimes partout au pays, et pas seulement en Colombie-Britannique.

Debby Warren assise, sourit à la caméra.

Debby Warren est la directrice d'Ensemble Grand Moncton.

Photo : Radio-Canada / Vanessa Blanch

Décriminaliser les drogues, c'est aborder la consommation de drogue d’un point de vue de santé publique, plutôt que d'un point de vue criminel, explique-t-elle.

Ce serait donc de diriger les personnes qui abusent des drogues vers des services qui les aident, plutôt que dans le système de justice.

Ce sont des arguments que le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique a mis au centre de son approche.

Intéressée, mais aucune promesse

Le gouvernement progressiste-conservateur ne ferme pas complètement la porte à une mesure identique au Nouveau-Brunswick, sans pour autant s’engager à faire quelque de concret.

La ministre Dorothy Shephard lors d'une conférence de presse.

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, affirme que la province a fait des efforts pour comprendre l’approche de ceux qui préconisent des politiques de réduction des dommages, comme les échanges de seringues et les centres d’injection supervisée.

Nous avons travaillé avec des leaders de la communauté pour essayer d’aider des individus qui sont au centre de cette crise, plutôt que de les criminaliser. Je suis intéressée à écouter ce que la Colombie-Britannique a fait, dit la ministre.

Des membres de l’opposition à Fredericton pressent le gouvernement d’être plus ouvert à la décriminalisation.

Il ne faut pas criminaliser les personnes pour les dépendances de toxicomanie, il faut que les gens aient des services pour s'occuper de ça, des services de santé mentale, de toxicomanie, dit Megan Mitton, la députée de Memramcook-Tantramar.

Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour sauver les vies et il faut en faire plus dans notre province, dit-elle.

Elle préconise l’accès sécuritaire aux drogues, ainsi que l’usage de trousses de naloxone, un antidote contre les opioïdes que tout le monde peut administrer à quelqu’un qui fait une surdose.

D’après le reportage de Mina Collin

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