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Archives

Préserver le patrimoine des moulins à farine

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Moulin à vent du Baluchon à Saint-Paulin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Bas-Canada comptait jadis quelque 250 moulins à farine actionnés par la force de l’eau ou du vent. Aujourd’hui, on peut compter sur les doigts d’une main les moulins toujours en fonction. Nos archives témoignent de la destruction, mais aussi des efforts de restauration et de conservation de ces monuments patrimoniaux.

Les premiers colons amènent avec eux la tradition technologique du moulin à vent dès 1675. Les moulins sont au centre du régime seigneurial et de la vie socioéconomique de l’époque de la colonie.

Les seigneurs ont l’obligation de construire un moulin et les censitaires viennent y moudre leur farine.

Le 27 décembre 1974 au Téléjournal, le journaliste Laurent Bégin s’intéresse à l’état de conservation des vieux moulins à farine du Québec.

Reportage de Laurent Bégin sur l’état de conservation des vieux moulins au Québec. Explication de la mécanique d’un moulin à vent.

En 1974, il reste 20 moulins, dont seulement 4 sont en bon état. La plupart tombent en ruine ou ont subi des transformations plus ou moins heureuses.

Les moulins à farine de la vallée du Saint-Laurent sont de deux types. Les plus communs sont ceux à vent qui prennent la forme d’une tour; on compte également quelques moulins à eau de forme rectangulaire.

En explorant un moulin à vent à Verchères, Laurent Bégin explique son mécanisme de construction classique.

Le moulin était construit sous forme cylindrique et un toit conique de bardeaux de cèdre le surplombait. Les murs étaient en maçonnerie et la charpente en bois. Une longue tige oblique était utilisée pour faire pivoter le toit de façon à ce que les ailes soient toujours en direction du vent.

À l’intérieur, sur trois étages, on retrouvait : le rouet, le treuil, les meules et le monte-charge.

« La grande roue dentelée fixée à l’arbre, lui-même actionné par les ailes extérieures... L’arbre vertical actionnait à son tour les meules sur lesquelles les grains étaient déversés par la trémie et la farine parvenait à l’étage inférieur. »

— Une citation de  Laurent Bégin

Le 7 août 1996, le journaliste Paul Toutant se rend dans la région de Charlevoix à L’Isle-aux-Coudres pour le Téléjournal. Là-bas, les moulins arrêtés en 1948 ont été remis en fonction par des citoyens à partir de 1982.

Reportage de Paul Toutant sur la remise en fonction de moulins à vent et à eau à L’Isle-aux-Coudres.

Le moulin à eau de l’île date de 1825 et celui à vent de 1836. Mis en mouvement par la seule force de l’eau et du vent, ils peuvent produire 250 kg de farine à l’heure. Les touristes sont invités à les visiter et même à acheter la farine produite par le meunier.

L’Isle-aux-Coudres est le seul endroit de l'Amérique où l’on trouve un moulin à eau et un moulin à vent réunis sur un même emplacement.

Le 1er février 2001 au Montréal ce soir, le journaliste Gilles Sirois nous présente un moulin en bien mauvais état et caché par un immeuble à Pointe-aux-Trembles.

Reportage du journaliste Gilles Sirois qui s’entretient avec Claude Belzil, conservateur à l'Atelier d'histoire Pointe-aux-Trembles qui souhaite que la ville restaure le moulin à vent.

Comment a-t-on pu faire une horreur pareille?, demande le journaliste en regardant le malheureux immeuble abandonné qui cache l’ancien moulin en pierres des champs.

Claude Belzile, conservateur à l’Atelier d’histoire de Pointe-aux-Trembles, raconte qu’à l’époque de la construction de l’immeuble qui abritait un salon funéraire, on était très peu sensible au patrimoine bâti. C’était l’époque où l’on détruisait et on construisait.

Daniel Groulx, de la gestion des parcs de Montréal, explique que la Ville a décidé d’acheter le bâtiment lorsque l'entreprise funéraire l’a mis en vente dans le but de protéger et d'un jour restaurer le vieux moulin.

Le moulin construit en 1719 est le plus vieux bâtiment de Pointe-aux-Trembles. Il a été en fonction jusqu’en 1833 et une douzaine de meuniers y ont travaillé.

Installé en bordure du fleuve Saint-Laurent, le moulin servait à moudre les grains qu’apportaient les colons français, mais il servait également de forteresse en cas d’attaque.

En 2007, après avoir restauré le vieux moulin, la Ville y a aménagé un espace public où sont organisés des événements chaque année.

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