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Variole simienne au pays : « Il faut agir rapidement », presse la Dre Theresa Tam

Bien qu'il n'y ait aucun cas de variole simienne chez des femmes enceintes ni chez de jeunes enfants, cette éventualité inquiète les autorités sanitaires, car ces personnes pourraient être plus vulnérables.

Des éprouvettes contenant des échantillons du virus.

Au Québec, on commence à administrer le vaccin à certaines personnes ayant fréquenté des établissements en particulier, a indiqué le Dr Howard Ngoo.

Photo : Reuters / DADO RUVIC

À l'heure où l'on recense 58 cas confirmés de variole simienne au pays, dont 52 au Québec, la santé publique du Canada presse les autorités sanitaires locales de « briser les chaînes de transmission » de ce virus.

La situation de la variole simienne est en constante évolution et nous ignorons encore beaucoup de choses à ce stade-ci, a affirmé la Dre Theresa Tam, l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, lors du point de presse qu'elle livre, chaque vendredi, en compagnie du Dr Howard Njoo, le sous-administrateur en chef. D'où l'importance de recueillir le plus d'information possible sur le terrain.

Le plus important, c'est d'obtenir l'épidémiologie des autorités sanitaires locales pour vérifier les paramètres épidémiologiques les plus déterminants, a insisté la Dre Tam.

Selon les autorités sanitaires canadiennes, la situation au Québec est préoccupante, même si elle est sans commune mesure avec la pandémie de COVID-19. En effet, la variole simienne n'est pas du tout aussi contagieuse que cette maladie.

En date du 1er juin, à Montréal, il y avait 26 cas confirmés et 23 cas probables de variole simienne déclarés.

Veille en cours dans la métropole

Vendredi, la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal a fait savoir par communiqué qu'elle maintenait sa vigie relativement à l'éclosion d'infections à l'orthopoxvirus simien (variole simienne).

Le premier cas déclaré au Québec de variole simienne a éprouvé des symptômes en date du 29 avril. La DRSP a eu connaissance de trois hospitalisations à ce jour : deux liées au risque d’obstruction des voies respiratoires et une liée à une atteinte ophtalmique possible.

À Montréal, l’éclosion continue d’affecter disproportionnellement les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, a dit la DRSP de la métropole dans son communiqué. Quelques cas sans lien épidémiologique avec cette communauté sont en investigation.

Mais l'appel à la vigilance vaut pour tout le pays, ont insisté vendredi les Drs Tam et Njoo, car le risque d'exposition à la variole simienne ne se limite pas à un groupe ou à un milieu en particulier.

Toute personne, peu importe son identité de genre ou son orientation sexuelle, pourrait être infectée et propager le virus à la suite d'un contact étroit avec une autre personne, y compris un contact sexuel intime ou un contact avec des objets contaminés.

Mille doses de vaccins contre ce virus ont été envoyées au Québec. Désormais, les vaccins ne sont pas offerts qu'à des personnes appartenant aux groupes à risques : On commence à offrir le vaccin à certaines personnes ayant fréquenté des endroits en particulier, a indiqué le Dr Njoo.

Les autorités de santé publique du Québec procèdent à un traçage serré des contacts. Vendredi, la DRSP de Montréal a mis à jour ses recommandations à l'intention des professionnels de la santé qui sont susceptibles d'évaluer des personnes infectées par l’orthopoxvirus simien.

Les cas déclarés à Montréal présentent le plus souvent des lésions :

  • aux organes génitaux (50 %);
  • dans la région anale (40 %);
  • au torse (34 %), au visage (30 %);
  • à la bouche (28 %);
  • aux extrémités (28 %), y compris les régions palmaires (24 %) et plantaires (10 %).

On en sait peu sur le comportement du virus de la variole simienne dans les pays où il n'est pas endémique (là où il n'y sévit pas constamment). C'est le cas du Canada où, par conséquent, les experts ne peuvent faire pour le moment d'exercices significatifs de modélisation sur la propagation prévisible de la variole simienne au Canada.

Mais ils colligent de l'information et sont prêts à en faire davantage pour comprendre l'évolution de cette maladie tropicale négligée, a décrit la Dre Tam.

Avec les informations de La Presse canadienne

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