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La Saskatchewan ne décriminalisera pas les petites quantités de drogues illicites

Un homme tient dans sa main un petit sachet de drogue.

Les gouvernements de l'Alberta, du Manitoba et du Québec ont tous déclaré qu'ils ne poursuivront pas cette politique.

Photo : CBC / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Le gouvernement de la Saskatchewan ne suivra pas ses homologues de la Colombie-Britannique dans la décriminalisation des petites quantités de drogues illicites.

On ignore quels effets potentiels à long terme la décriminalisation des drogues illicites aura en matière de sécurité publique, a déclaré un porte-parole du gouvernement dans un communiqué.

Mardi, le gouvernement fédéral et celui de la Colombie-Britannique ont annoncé un projet pilote de trois ans. Le premier du genre au Canada.

Les Canadiens de 18 ans et plus pourront posséder jusqu'à 2,5 g cumulatifs d'opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et de MDMA (agent actif de l'ecstasy) dans cette province.

Les gouvernements de l'Alberta, du Manitoba et du Québec ont tous déclaré cette semaine qu'ils ne poursuivront pas la décriminalisation à petite échelle.

En automne dernier, la police de Regina a adopté une motion visant à élaborer un rapport sur la possibilité de décriminaliser la possession simple de drogues à Regina.

Le conseil des commissaires de police de Saskatoon avait aussi demandé un rapport sur l'expansion des programmes de réduction des crimes, y compris la décriminalisation de ces possessions.

Après une réunion en avril, le conseil a décidé que le dossier devait être étudié davantage.

Le gouvernement de la Saskatchewan a déclaré qu'il souhaite se concentrer sur le rétablissement des personnes ayant des problèmes de toxicomanie. La province souligne que 150 places de traitement seront ajoutées au cours des trois prochaines années.

Centre d'injection supervisée

La porte-parole de l'opposition en matière de justice, Nicole Sarauer, a déclaré qu'elle aimerait que les sites de consommation sécuritaire soient financés avant la décriminalisation de petites quantités de drogues illicites.

Les centres d’injection supervisée sont des outils d'éducation. Accueillir les gens plutôt que les repousser nous permet de participer à des conversations et de les éduquer sur leurs consommations de drogues, a déclaré la directrice générale de Prairie Harm Reduction, Kayla DeMong.

Selon Mme DeMong, il est important de briser les tabous au pays au sujet des drogues illicites.

Prairie Harm Reduction says Saskatchewan is dealing with Canada's highest HIV rates, largely fueled by injection drug use. (Kendall Latimer/CBC)

Prairie Harm Reduction, de Saskatoon, est la seule organisation de la Saskatchewan à bénéficier d'une exemption fédérale pour exploiter un centre d’injection supervisée.

Photo : (Kendall Latimer/CBC)

De son côté, la mairesse de Regina, Sandra Masters, a déclaré qu'elle cherchait à obtenir le soutien du gouvernement fédéral pour étendre les services et les heures d'ouverture du seul centre d’injection supervisée de Regina.

Le Nēwo Yōtina Friendship Centre bénéficie d'une exemption provinciale pour exploiter un site de consommation sans risque, qui expire en septembre.

Le trouble de la toxicomanie est un problème de santé, mais il est aussi étroitement lié à un enjeu social plus vaste, a déclaré Sandra Masters.

Donc [la décriminalisation] peut être l'un des outils que nous voudrions mettre en œuvre, mais pas en l'absence de soutien, poursuit la mairesse.

En 2021, la Saskatchewan a enregistré 464 décès en lien aux surdoses, selon le Service des coroners de la Saskatchewan. En 2019, il y a eu 179 morts de ce type.

Avec les informations de Geneviève Patterson et Adam Hunter

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